la loi de finances complémentaire (LFC) 2010, publiée lundi 6 septembre au Journal officiel

3102010

L’octroi de contrats publics aux groupes étrangers conditionné par l’investissement en Algérie publié in www.tsa-algerie.comC’est sans doute la principale mesure de la loi de finances complémentaire (LFC) 2010, publiée lundi 6 septembre au Journal officiel.

Pour obtenir des contrats publics, les groupes étrangers devront dans l’avenir s’engager à investir en Algérie dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise locale.
Selon un article de la LFC 2010, les cahiers des charges des appels d’offres internationaux « doivent prévoir l’obligation, pour les soumissionnaires étrangers, d’investir dans le cadre d’un partenariat, dans le même domaine d’activité, avec une entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux résidents ».
Comprendre : pour remporter un contrat en Algérie, un groupe étranger devra s’engager à prendre une participation dans une filiale commune avec un groupe algérien. Les modalités d’application de cette nouvelle mesure ne sont pas connues. Elles seront détaillées par « arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre chargé du commerce », selon le texte. Le gouvernement devra notamment préciser le seuil financier à partir duquel l’obtention d’un contrat est conditionnée à un engagement d’investissement.
Avec cette mesure, le gouvernement tente de mettre fin à une anomalie qui a fait que les groupes étrangers obtenaient des contrats publics juteux en Algérie, sans aucune obligation d’investir ou d’effectuer un transfert de savoir-faire.
L’Algérie, qui vient de lancer un nouveau programme quinquennal d’investissements publics de 286 milliards de dollars, était l’un des rares pays au monde où les étrangers accédaient librement aux projets financés par l’Etat, sans qu’ils soient contraints d’y délocaliser une partie de leurs activités.
Le gouvernement n’impose pas également aux groupes étrangers de respecter un quota d’embauche de travailleurs algériens.
L’Algérie a lancé depuis 2001 trois plans d’investissements publics d’un montant global de 450 milliards de dollars.
Les groupes chinois et européens se sont taillés la part du lion dans ces marchés.

Le contrôle du transfert de devises renforcé
La loi de finances complémentaire (LFC) pour 2010 a été publiée, lundi 6 septembre, au Journal officiel.
L’essentiel des dispositions de la LFC 2009 notamment celles concernant l’investissement étranger sont maintenues.
Mais le texte introduit de nouvelles dispositions fiscales et renforce considérablement le contrôle de la Direction générale des Impôts (DGI) sur les opérations de transferts de devises à l’étranger.
Désormais, une entreprise pourrait être amenée à justifier les raisons d’un transfert de devises effectué au profit d’une société basée à l’étranger.
« Au cours des vérifications (…) les agents de l’administration fiscale peuvent, en présence d’éléments faisant présumer des transferts indirects de bénéfices (…) demander à l’entreprise des informations et documents précisant la nature des relations entre cette entreprise et une ou plusieurs entreprises situées hors d’Algérie, la méthode de détermination des prix de transfert liés aux opérations industrielles, commerciales ou financières avec les entreprises situées hors d’Algérie, le cas échéant, les contreparties consenties », précise l’article 20 de la LFC 2010.
Cette mesure va en définitive rendre les opérations de transferts de devises vers l’étranger plus complexes.

Autre nouveauté fiscale : la possibilité d’élargir la taxe sur les superprofits, actuellement appliquée dans le pétrole, aux autres secteurs.
« Les superprofits réalisés dans des conjonctures particulières, hors du secteur des hydrocarbures, peuvent être soumis à une taxe forfaitaire.
Cette taxe est assise sur les marges exceptionnelles par application d’un taux qui varie de 30% à 80%.
Les modalités d’application du présent article sont définies par voie réglementaire », précise le texte.
En Algérie, des secteurs comme les télécommunications, la banque, les sociétés d’importation et l’agroalimentaire réalisent souvent des profits élevés.
Cette mesure concerne toutes les entreprises, algériennes et étrangères.

Le blé dur importé taxé

Le gouvernement va taxer le blé dur importé par les importateurs privés.
La Loi de finances complémentaire (LFC) pour 2010 a institué en effet une taxe sur le blé dur importé à un prix inférieur au prix de régulation, fixé par le gouvernement.
Cette taxe est à la charge des importateurs, a précisé le texte.
Le blé dur importé à un prix égal ou supérieur au prix de régulation « n’est pas soumis à cette taxe ».
Les importations de blé dur par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) sont exonérées de cette taxe.
Le taux de la taxe n’a pas été encore arrêté et sera précisé dans les prochains jours, a ajouté le texte.
Cette mesure est destinée à protéger la production nationale de blé dur dont la récolte est excédentaire en 2009 et en 2010.
Elle vise également à empêcher les importateurs privés d’inonder le marché par du blé dur importé à un prix inférieur à celui du blé local qui bénéficie de subventions de l’Etat pour relancer la production céréalière et réduire la facture d’importation des produits alimentaires.

De nouveaux avantages fiscaux pour les investisseurs

Les investisseurs peuvent bénéficier d’exonération de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) pour une durée d’un an à trois ans, selon une disposition de la Loi de finances complémentaires 2010 publiée lundi 6 septembre au Journal officiel.
Ils peuvent également obtenir une exonération de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).
Ces avantages concernent des projets dont l’entrée en activité est établie par les services fiscaux, a précisé le texte.
L’exonération de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) peut être étendue jusqu’à cinq ans pour les investissements créant plus de 100 emplois au moment du démarrage de l’activité.
« Ces dispositions s’appliquent également aux investissements déclarés auprès de l’ANDI à compter du 26 juillet 2009 », selon la même source.
Les investissements implantés dans les localités éligibles au fonds spécial du Sud et des Hauts-Plateaux ne sont pas concernés par ces avantages.

Identification de clients mobiles : les opérateurs menacés de lourdes amendes

Le gouvernement fait monter la pression sur les opérateurs de téléphonie mobile pour les obliger à identifier leurs clients.
La loi de finances complémentaire (LFC) 2010, publiée lundi 6 septembre au Journal Officiel, durcit considérablement les sanctions financières à l’encontre des opérateurs pour les puces non identifiées.

« Le défaut d’identification de la puce de téléphone mobile par les opérateurs de la téléphonie mobile entraîne l’application d’une amende, à l’encontre de l’opérateur, dont le montant est fixé à 100.000 DA pour chaque numéro non identifié durant la première année de mise en application de la présente disposition.
Le montant de cette amende est porté à 150.000 DA, une année après l’entrée en vigueur de la présente disposition », précise le texte.

Cette nouvelle mesure intervient après le classement fin 2009 des puces mobiles comme « équipements sensibles » dont l’utilisation illicite peut porter atteinte à la sécurité nationale et à l’ordre public.
L’importation, l’exportation, l’installation, la maintenance et la réparation des équipements sensibles est « subordonné à l’obtention d’un agrément préalable » délivré par les services du ministère de l’intérieur.

En intégrant les puces de téléphonie mobile dans les équipements sensibles et en renforçant les sanctions contre les opérateurs mobiles, le gouvernement souhaite en fait durcir leurs conditions de vente afin d’empêcher certains groupes armés de les utiliser pour communiquer et actionner des attentats terroristes à distance.
En outre, les autorités cherchent à contrôler l’activité commerciale des opérateurs de téléphonie mobile et mettre fin à la vente de puces anonymes pouvant générer des revenus faciles à dissimuler.
http://www.algerie360.com/algerie/la-lfc-publiee-au-journal-officiel-le-contr…

La loi de finances complémentaire (LFC) pour 2010 a été publiée, hier, au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
Le quotidien électronique TSA a rapporté l’essentiel des dispositions de la LFC 2009, notamment celles concernant l’investissement étranger qui sont maintenues à savoir la loi de répartition du capital, dite règle des 49/51.
Dans ce sens, la loi de finances complémentaire LFC 2010, qui est désormais promulguée, prévoit un effet rétroactif de la règle des 49/51 aux sociétés immatriculées avant la LFC 2009, lors d’une « modification » d’immatriculation au registre du commerce.
Ainsi, « pour augmenter leur capital ou modifier leur actionnariat, les entreprises détenues à plus de 51% par des étrangers devront accueillir un ou plusieurs actionnaires locaux à hauteur de 51% du capitale.
La mesure a pour objectif de mettre en conformité les sociétés étrangères qu échappent à la condition de détention du capital, en recourant à des augmentations de capital et/ou des cessions d’actions ou de parts sociales induisant une modification de la représentation des participations ».
Toutefois, la nouvelle mesure n’est pas applicable dans l’absolu.
L’obligation des entreprises étrangères créées avant 2009 à se conformer à la loi des 49/51 ne s’appliquera pas dans cinq cas de changement du registre du commerce.
Il s’agit des cas de suppression d’une activité ou de rajout d’une activité connexe ; de modification de l’activité suite à la modification de la nomenclature des activités ; de désignation du gérant ou des dirigeants de la société et le changement de l’adresse du siège social.
S’agissant du même contexte, le texte introduit aussi de nouvelles dispositions fiscales et renforce considérablement le contrôle de la Direction générale des impôts (DGI) sur les opérations de transfert de devises à l’étranger.
Certes, la LFC 2010 met définitivement fin aux privilèges dont bénéficiaient jusque-là les investisseurs étrangers.
Soumis désormais aux mêmes contraintes fiscales que les nationaux, ces derniers ne peuvent plus procéder à des transferts à leur guise.
A travers cette loi, l’Etat prévoit également une batterie de mesures supplémentaires pour réprimer de façon générale la fraude et l’évasion fiscales !.
Désormais, une entreprise pourrait être amenée à justifier les raisons d’un transfert de devises effectué au profit d’une société basée à l’étranger.
» Au cours des vérifications les agents de l’administration fiscale peuvent, en présence d’éléments faisant présumer des transferts indirects et bénéfices, demander à l’entreprise des informations et documents précisant la nature des relations entre cette entreprise et une ou plusieurs entreprises situées hors d’Algérie, la méthode de détermination des prix de transfert liés aux opérations industrielles, commerciales ou financières avec les entreprises situées hors d’Algérie, le cas échéant, les contreparties consenties », précise l’article 20 de la LFC 2010.
Cette mesure va en définitive rendre les opérations de transfert de devises vers l’étranger plus complexes.
Autre nouveauté fiscale,la possibilité d’élargir la taxe sur les superprofits, actuellement appliquées dans l’activité pétrolière, aux autres secteurs.
« Les superprofits réalisés dans des conjoncture particulières, hors du secteur des hydrocarbures, peuvent être soumis à une taxe forfaitaire.
Cette taxe est assise sur les marges exceptionnelles par application d’un taux qui varie de 30 % à 80 %.
Les modalités d’application du présent article sont définies par voie réglementaire », précise le texte.
En Algérie, des secteurs comme les télécommunications, les banques, les sociétés d’importation et l’agroalimentaire réalisent souvent des profits élevés.
Cette mesure concerne toutes les entreprises, algériennes et étrangères.
La LFC 2010 explique le motif de cette taxation par le souci de stabilité,en mettant en place « des mécanismes et des outils à même de réguler d’une manière permanente notre économie et de dissuader quiconque de se livrer à des manœuvres spéculatives ».
D’autant, selon l’exposé des motifs, que le marché est soumis à des fluctuations de l’offre et de la demande liées généralement à des comportements spéculatifs, dont l’objectif est le gain facile et rapide.
D’où la nécessité, pour les pouvoirs publics, « à chaque fois d’instaurer des mécanismes de régulation dont l’impact est d’assurer la disponibilité des produits à la consommation et faire éviter des conjonctures de pénuries dont les conséquences sont néfastes ».
Par ailleurs, il est à noter que, désormais, les services d’accès à Internet sont définitivement exonérés de TVA.
Ainsi, les prix des services Internet vont baisser dans les prochains jours.
La loi de finances complémentaire (LFC) 2010 instaure, en effet, une exonération de TVA sur les frais d’accès via le téléphone fixe.
Les accès mobiles ne sont pas concernés par cette mesure.
Autres services concernées par cette exonération : « les frais liés à l’hébergement de serveurs web au niveau des centres de données (Data centre) implantés en Algérie et en .DZ (point dz) ; les frais liés à la conception et au développement de sites web ; les frais liés à la maintenance et à l’assistance ayant trait aux activités d’accès et d’hébergement de sites web en Algérie », précise le texte.
En conclusion, la LFC 2010 n’est en générale que le prolongement des décisions prises depuis 2008 concernant les règles d’investissement.
Elle est aussi considérée comme un prolongement des décisions mises en œuvre en 2009 en vue de brider les importations et réduire les transferts de capitaux.
Nassim I.




Pourquoi investir en Algérie!

4112007

France-Algérie :

Le nucléaire, les hydrocarbures et l’investissement

petrole et gaz En visite, à Oran, mercredi et jeudi derniers, le ministre français Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, a délivré trois messages importants aux Algériens.

Le premier message concerne la présence économique française en Algérie. Le ministre a réitéré la volonté des entreprises de son pays d’investir davantage en Algérie où la concurrence des sociétés d’autres pays comme l’Italie, la Chine et l’Espagne, est de plus en plus importante. «La France est le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie. Le recul de notre part de marché en Algérie n’est pas inquiétant, mais cela nous pousse à plus de mobilisation pour renforcer nos positions sur le marché algérien», a-t-il soutenu.

Le ministre a annoncé la tenue prochaine, au siège du ministère de l’Economie à Paris, d’une réunion sur l’Algérie et a cité l’exemple de plusieurs groupes français qui veulent investir et se développer dans ce pays. Comme St Gobain qui prépare d’importants investissements en Algérie et Lafarge qui cherche à s’y implanter.

M. Novelli a évoqué le projet du pont logistique entre Sète et Oran. Il a annoncé l’ouverture prochaine d’une antenne économique au consulat général de France, à Oran, pour accompagner les PME de son pays qui veulent s’installer et investir en Oranie.

M. Novelli n’a pas été tendre avec les entreprises françaises. Dans un discours direct et franc, prononcé mercredi à l’hôtel Royal d’Oran, devant des chefs d’entreprises venus à la Foire d’Oran, il a demandé aux entreprises françaises de prendre exemple sur l’Allemagne, premier exportateur mondial: «les entreprises allemandes ne sont affectées ni par l’émergence de la Chine, ni par la flambée de l’euro. Nous avons décidé de mettre le paquet sur les PME pour se situer au même niveau des PME allemandes qui contribuent énormément aux exportations allemandes». Enfin, M. Novelli a promis des surprises et des contrats importants lors de la visite d’Etat, début décembre, en Algérie du Président français Nicolas Sarkozy. «Il y aura beaucoup de surprises à l’occasion de cette visite», s’est contenté de dire le ministre, sans donner de détails.

En fait, beaucoup de sociétés françaises sont en course dans de nombreux grands projets en Algérie, notamment dans les grands travaux d’infrastructures, la banque et l’énergie.

«Les entreprises françaises sont impliquées dans une vingtaine de dossiers de privatisation d’entreprises publiques algériennes. Il y a, notamment, l’offre de St Gobain pour le rachat d’Alver. Dans chaque projet de privatisation, les entreprises françaises prévoient d’importants investissements. En ce qui concerne les PME, nous encourageons le développement des jumelages entre les PME des deux pays. Nous pensons que l’Algérie peut être plus intéressante que la Chine pour la production de certains produits. Il y a déjà l’exemple d’une PME algérienne qui produit pour le groupe LVMH», explique au «Quotidien d’Oran», le chef de la mission économique près l’ambassade de France, Marc Bouteiller. Le deuxième message de M. Novelli est la disponibilité de son pays à transférer la technologie nucléaire à l’Algérie qui veut l’acquérir pour préparer l’après-pétrole. Toutefois, le ministre français est resté vague sur l’éventualité d’un accord nucléaire entre l’Algérie et la France. «Nous attendons des propositions de la part des autorités algériennes dans ce domaine, mais nous sommes prêts à établir une coopération nucléaire avec l’Algérie et avec d’autres pays du Maghreb», a dit M. Novelli, lors d’une conférence de presse tenue jeudi à l’hôtel Royal d’Oran.

Le troisième et dernier message du secrétaire d’Etat français concerne les relations énergétiques entre Sonatrach et les groupes français et d’une façon globale entre l’Algérie et l’Union européenne. «Des négociations sont en cours entre Sonatrach et GDF pour la reconduction des accords gaziers qui expirent en 2013», a révélé le ministre qui a visité la zone industrielle d’Arzew. M. Novelli a évoqué la participation de Gaz de France au projet du Medgaz et la volonté des groupes gaziers et pétroliers français d’investir davantage en Algérie, dans l’amont et l’aval. En ce qui concerne le projet de la Commission européenne d’introduire des restrictions sur son marché aux groupes énergétiques étrangers comme Sonatrach, M. Novelli a déclaré: «la France est opposée à ces restrictions et la commission européenne va se contenter simplement d’une recommandation».

Une bonne nouvelle pour Sonatrach qui ambitionne de devenir un acteur majeur sur le marché européen de la distribution du gaz.

à suivre……




Partenariat

28122007
PARTENARIAT ALGERO-FRANÇAIS « La France reste le premier fournisseur de l’Algérie »
L’Algérie est le premier partenaire de la France en Afrique et la France demeure très largement le premier partenaire commercial de l’Algérie.Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France ont connu une « nette évolution et ont doublé en dix ans. Le volume de ces échanges est estimé à 8 milliards d’euros en 2005 et 2006 répartis presque également entre importations (4,1) et exportations (4)
Traditionnellement, la France est excédentaire avec l’Algérie. Elle est devenue déficitaire pour la première fois en 2006. Le déficit a atteint la somme de 106 millions d’euros contre un excédent de 891 millions d’euros en 2005 et de 1,3 milliard en 2004. Cette évolution négative de 2006 trient à deux facteurs : augmentation des importations et recul des exportations.Les importations françaises en provenance de l’Algérie ont augmenté avec la hausse du prix des hydrocarbures, sachent que le pétrole et le gaz constituent près de 98% des exportations algériennes. Les investissements français hors hydrocarbures ont enregistré un développement appréciable. Les importations françaises provenant d’Algérie ont augmenté avec la hausse du prix des hydrocarbures. Les exportations ont diminué légèrement sous l’effet de facteurs exogènes et de la concurrence accrue des pays émergents. La France reste le premier fournisseur de l’Algérie, mais sa part de marché a diminué ces derniers temps » selon la revue l’Actuel.Les exportations françaises vers l’Algérie « représentent le tiers de celles expédiées vers l’ensemble du Maghreb et de l’Egypte. Elles sont trois fois plus importantes que les exportations vers l’Egypte (1,33 milliard) et sensiblement plus élevées que les exportations vers les deux voisins (Tunisie : 3 milliards, et Maroc : 3,2 milliards). Elles représentent près de la moitié des exportations françaises vers l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne (9 milliards euros) et 19% des exportations vers l’ensemble du continent africain.

En comparaison au reste du monde, les exportations de la France vers l’Algérie sont presque équivalentes à celle développées vers la Russie (4,17) et sont notablement supérieures à celles vers l’Autriche, le Canada, l’Inde, le Brésil, la Corée, Hong-Kong ou Taiwan ».

L’Algérie assure une part importante des besoins énergétiques français. En deux ans, la facture de l’énergie de la France s’est accrue de plus d’un milliard d’euros. Notons par ailleurs que les échanges énergétiques représentent 49,4% du total des échanges. Les exportations de la France vers l’Algérie, alors qu’elles ont continué à augmenter de plus de 10% en 2005, ont baissé de 13,7% en 2006, interrompant ainsi un processus de hausse continue depuis plus d’une décennie.

Elles sont retombées 4 milliards d’euros contre 4,67 en 2005. Des secteurs ont enregistré une diminution de leurs exportations vers l’Algérie, tels que l’automobile (-26%), la pharmacie (-11%), composants électriques et électroniques (-16%) et produits textiles (-25%). Les échanges industriels représentent 42,1% du total des échanges en 2006, alors que l’agroalimentaire occupe une part de 8,6% du total des échanges en 2006. La montée en puissance de nouveaux concurrents, notamment asiatiques, a pesé sur la tendance des rapports économiques » selon toujours cette revue.

Quant aux flux des investissements directs (IDE) français, ils sont jugés « encore très insuffisants par les Algériens, même si la France est considérée comme le premier investisseur hors hydrocarbures.

Par ailleurs, plus de 200 opérateurs français sont implantés durablement en Algérie. Le montant des investissements français en Algérie a progressé d’une manière importante depuis l’an 2000 et la tendance devrait se confirmer dans les prochaines années. Ces investissements français connaissent, en effet, une croissance soutenue et régulière depuis 2003, passant de 51 à 295 millions de dollars en 2006.

Après un accroissement de 75% en 2005, les flux d’IDE français ont plus que doublé en 2006 (+111%). Ce qui confirme la première place de la France en Algérie en termes d’investissements hors hydrocarbures avec 245 millions de dollars (soit 26% du total des IDE hors hydrocarbures).

En flux cumulés depuis 1998, la France constitue le second investisseur, tous secteurs confondus, derrière les Etats-Unis, avec 1,2 milliard de dollars, soit près de 15% du total des flux entrants sur la période. Les 250 entreprises françaises qui opèrent aujourd’hui sur le marché algérien emploient près de 20 000 personnes, selon les chiffres des structures officielles françaises » selon la revue l’Actuel.

Il est noté que dans le secteur des hydrocarbures, Total reste de loin le premier investisseur français en Algérie, suivi par Gaz de France qui a conclu début 2001 un accord d’investissement de grande envergure pour l’exploration et le développement du champ gazier d’Ahnet aux côtés de la Sonatrach (investissement total de 2 mds USD, avec un participation de GDF à hauteur de 25%).

Hors hydrocarbures, des décisions d’implantation prises durant les trois dernières années consacrent le retour des grands groupes français sur le marché algérien dans le secteur agroalimentaire (Castel, Danone, Bel), les transports (Michelin) ou encore les détergents (Henkel France, en partenariat avec l’entreprise publique Enad).

Source : « Liberté Economie »

 
Archives des articles :



Forum des chefs d’entreprises

28122007
INVESTIR EN ALGERIE
 

Issad REBRAB

M. Réda HAMIANI,
Président du Forum des Chefs d’entreprise.

« Tous les observateurs s’accordent sur le constat selon lequel le contexte économique en Algérie est extrêmement favorable aux affaires et permet d’impulser la construction de partenariats denses et durables entre les entreprises algériennes et les entreprises des pays partenaires.

Les conditions permettant cela tiennent beaucoup à la garantie de solvabilité extérieure, à l’ouverture totale du champ économique national à l’initiative privée, à l’élargissement conséquent de la consommation nationale et au marché immense que les investissements publics ouvrent à l’initiative des entreprises.

Plus précisément, quatre volets d’explications de ce contexte favorable aux affaires peuvent être avancés :

- Le premier volet réside dans la stabilité macroéconomique de croissance que l’Algérie a réussi à mettre en place et dont les différents facteurs sont désormais connus ;

- Le second groupe d’explications réside dans les importantes réformes engagées et qui se poursuivent à un rythme soutenu ;

- Le troisième volet est lié au programme conséquent d’équipement public que l’Algérie a engagé sur la période 2005-2009 à travers le Plan complémentaire de soutien à la croissance ;

Le troisième volet concerne un évènement majeur qui est intervenu en 2005, à savoir : la mise en œuvre de l’Accord d’association, effective depuis le 1er Septembre 2005.« 

Agence Nationale pour le Développement de l’Investissement
www.andi.dz

Agence de promotion du Commerce Extérieur
www.promex.dz




Débrider l’économie Algérienne

2012008

L’objet de cet article est d’apporter un éclairage supplémentaire sur les secteurs prioritaires à développer afin de diversifier l’économie algérienne et réduire sa dépendance à l’égard des hydrocarbures. Il a accordé une attention particulière aux pistes d’action pour la mise en œuvre de cette stratégie industrielle. Cet article a été rédigé plus dans un esprit de participation au débat actuel que pour formuler des recommandations fermes. En effet, l’acte de la planification de la stratégie industrielle et les débats suscités sont tout aussi importants que la stratégie elle-même. La littérature sur le diagnostic de l’économie algérienne est très riche. Si les approches sont différentes, ces diagnostics convergent tous vers un même constat : l’économie algérienne a un grand potentiel qu’il faut libérer. Dans cet article, nous nous intéressons à la question du comment : « Comment transformer ce potentiel en réalité ? ». Nous tentons de répondre à cette question sous l’angle microéconomique de l’entreprise, en favorisant le développement d’entreprises championnes dans quelques secteurs clés. Pour identifier les secteurs dans lesquels des entreprises championnes pourraient être développées, nous structurons notre raisonnement autour de trois questions : • Quelle est la situation actuelle des différents secteurs de l’économie algérienne ? • Dans quels secteurs le pays possède-t-il des atouts pour développer des entreprises championnes ? • Quelles sont les stratégies envisageables pour développer ces entreprises ? Nous souhaitons insister sur l’importance de l’amélioration du climat des affaires et du système bancaire ainsi que la modernisation du système éducatif pour soutenir toute stratégie de croissance, même si cet article ne les traite pas. État des lieux des secteurs économiques algériens L’économie algérienne reste fortement dépendante du secteur des hydrocarbures malgré les tentatives de diversification et d’industrialisation entamées depuis plusieurs années et qui ont coûté à l’Etat plusieurs milliards de dollars. Le secteur des hydrocarbures pesait en 2004 environ 46% de la valeur ajoutée du pays. A partir d’une analyse des évolutions sectorielles entre 1994 et 2004, basée sur la croissance de la valeur ajoutée courante et sur la performance observée des secteurs privés et publics, on relève : • Au-delà des hydrocarbures, l’économie algérienne repose sur quatre secteurs : le commerce, l’agriculture, les transports/communication et BTP. Ceux-ci représentaient 42% de la valeur ajoutée en 2004. • Ces secteurs, aux plus fortes contributions en termes de valeur ajoutée dans l’économie, sont plutôt dominés par le secteur privé. Plus globalement, les secteurs à dominante privée sont ceux qui croissent le plus vite. • La croissance économique a été très variable d’un secteur à un autre durant la décennie 1994-2004. Les quatre secteurs clés ont été particulièrement dynamiques mais d’autres l’ont également été et nécessiteraient une stratégie pour pérenniser cette croissance, comme l’agroalimentaire et le tourisme. Quelques secteurs se retrouvent dans une position de « dilemme » en raison de leur faible croissance et de leur faible contribution à la valeur ajoutée nationale, comme les ISMEE, les mines et la chimie. Ces derniers devraient être analysés plus en détail pour identifier ceux dont les problèmes sont conjoncturels et qui nécessiteraient des plans de relance et ceux dont les problèmes sont structurels pour les accompagner dans leur déclin. De ces analyses, il ressort que les secteurs les plus importants de l’économie sont vulnérables car dépendants soit directement des prix du brut (hydrocarbures) ou de la pluviométrie (agriculture), soit indirectement des devises de l’Etat, via des importations (commerces) ou des programmes étatiques de relance (BTP). Par ailleurs, on constate que les industries et les services à forte valeur ajoutée restent sous-représentés dans l’économie algérienne. Il est toutefois encourageant de noter la percée de certains secteurs, grâce à des entreprises privées dynamiques, telles que l’agroalimentaire. Quels sont les secteurs sur lesquels il faut parier ? Pour répondre à cette question, nous proposons d’analyser les principaux secteurs économiques selon deux axes : • L’attractivité des secteurs : Quels sont les secteurs répondant à une demande intérieure et/ou permettant de poursuivre des développements à l’export aujourd’hui ? Quels sont les secteurs aux plus forts potentiels de croissance ? • La facilité de développement des secteurs : Quels sont les secteurs ayant un embryon de tissu industriel ? Pour quels secteurs, l’Algérie possède-t-elle les atouts nécessaires au développement (ressources humaines, matières premières, etc.) ? Quels sont les secteurs pour lesquels la concurrence internationale ne serait pas un frein fatal à leur émergence ? Cette analyse a permis d’établir une première cartographie des différents secteurs économiques. Rappelons qu’elle a pour objectif de susciter le débat avant tout. Les recommandations quant aux secteurs à développer nécessitent un travail de fond et un investissement de la part des décideurs pour aboutir à une analyse détaillée de chaque industrie. De nombreux pays émergents ont compris la nécessité de prioriser les secteurs à développer pour assurer le meilleur retour sur investissements et communiquer une vision robuste et claire aux investisseurs étrangers. Le Maroc via son programme émergence, a entrepris cette démarche qui a abouti à identifier les secteurs à potentiel pour lesquels le pays détient des atouts. Au-delà du positionnement de chacun des secteurs, cette analyse permet de dégager deux axes forts pour construire la stratégie industrielle : • Construire sur l’existant et consolider les positions fortes actuelles. En voici quelques illustrations : construire sur le tissu industriel déjà développé par l’Algérie (industries sidérurgiques, mécaniques, chimiques, transformation, etc.), mais cela nécessite un redressement et un management rigoureux des entreprises actuelles dont certaines vivent sous la perfusion des aides de l’Etat. Les privatisations/partenariats peuvent être une approche pour développer ces secteurs ;
 l’agroalimentaire est un secteur qui a fait de grands progrès ces dernières années. Des entreprises d’envergure nationale, comme Cevital, ont émergé. La poursuite du développement de ce secteur, en l’aidant à conquérir les marchés internationaux, est une véritable opportunité pour l’économie algérienne. • Faire des paris sur de nouvelles industries, la meilleure illustration serait le secteur des hautes technologies. Ce secteur est une opportunité à ne pas rater au regard des atouts de l’Algérie, à savoir ses ingénieurs et sa proximité avec des pays européens… De nombreux pays tels que l’Inde ont construit des moteurs de croissance autour des cette industrie, avec le modèle de l’offshoring ou de la sous-traitance informatique. Certains pays d’Afrique du Nord tels que le Maroc et
la Tunisie pensent aussi prendre leur part de ce marché d’avenir, en ciblant notamment les pays européens. L’Algérie dispose de tous les atouts nécessaires pour jouer un rôle dans cette industrie où elle est largement sous-représentée. Les deux principaux pré-requis pour le développement de cette industrie sont les actions de promotion de l’Algérie et de ses capacités auprès des investisseurs et la construction d’une infrastructure de qualité pour ce secteur : réseau informatique, cadre de vie pour les ingénieurs, etc.
Comment passer à l’action ?
Une fois les secteurs stratégiques identifiés, la question que l’on se pose est : « Comment développer ces secteurs ? ». Cette question couvre en réalité deux problématiques distinctes : • Que doit faire l’Etat pour favoriser l’émergence de ces secteurs stratégiques ? Nous tenterons de répondre à cette question à travers quelques illustrations de stratégies appliquées par d’autres pays. • Comment piloter la mise en œuvre de ces stratégies à l’échelle du pays ? Nous tenterons de répondre à cette question en listant quelques pré-requis pour mettre en place une politique industrielle efficace. Stratégies génériques pour développer des champions locaux Cette section a pour objectif de présenter des idées de stratégies pour développer les secteurs ciblés, tout en soulignant leurs limites et n’a pas pour but d’être exhaustive. • Stratégie I : partenariats et alliances Cette stratégie consiste à établir différentes formes d’associations avec des partenaires étrangers pour développer un champion local. Ce partenariat pourrait prendre la forme d’une entreprise commune, d’une ouverture de capital, d’un contrat de services, etc. Les métiers à haute technicité, pour lesquels l’acquisition de savoir-faire et de technologie nécessiteraient une longue période (comme le secteur bancaire), seraient des secteurs potentiels pour une telle stratégie. Les partenariats pourraient également avoir pour objectif d’ouvrir des marchés étrangers aux entreprises algériennes. Grâce à des stratégies d’alliances avec d’autres compagnies aériennes, Air Algérie pourrait obtenir l’accès à des clients voyageant depuis l’Europe vers l’Afrique et vice-versa, en développant l’aéroport d’Alger comme hub de flux Nord-Sud. • Stratégie II : créer des pôles d’excellence sectoriels La concentration de l’ensemble des parties prenantes d’une industrie : entreprises, sous-traitants, partenaires financiers, universités spécialisées, etc. dans une zone géographique définie, permettrait de donner aux acteurs de l’industrie une grande flexibilité. Il serait facile pour une entreprise de recruter, de trouver des fournisseurs, des clients et des financements. Nous pourrions ainsi imaginer l’émergence de certains pôles en Algérie autour de certaines industries, telles que l’électronique à Sidi Bel Abbès pour ne citer que cet exemple. Mettre en place de tels pôles d’excellence est une combinaison subtile de stratégie de développement d’universités et d’écoles spécialisées, de construction d’un cadre de vie attractif pour les ingénieurs (logements, écoles pour les enfants etc.) et de la mise en place d’une politique fiscale locale adéquate. Ces stratégies doivent être réfléchies dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire. • Stratégie III : incitations fiscales pour une branche donnée Les politiques d’incitations fiscales sont largement répandues et utilisées aussi bien par les pays développés que par les pays émergents. Les régimes spéciaux sur le marché du travail peuvent aussi présenter un avantage certain. On pourrait envisager d’accorder des réductions de charges pour l’emploi de cadres hautement qualifiés pour les entreprises innovantes ou bien pour les secteurs et branches prioritaires que l’Etat aura sélectionné. Les incitations et subventions ont le mérite d’être assez souples à mettre en place, a fortiori avant l’entrée à l’OMC. Certains experts remettent en cause les politiques d’incitation et plus largement de « choix et sélection de champions locaux » par l’Etat, en arguant que ce ne sont pas tant les subventions diverses et les interventions de l’Etat qui vont permettre le développement de l’entreprise, que l’amélioration des règles de gouvernance, l’ouverture de l’économie vers l’extérieur et la mise en place des mécanismes appropriés pour assurer le bon fonctionnement du « marché ». Bien que les experts divergent sur les stratégies de « sélection de champions » au sens du choix d’une entreprise à développer via des incitations ou subventions, ils s’accordent toutefois sur le fait de booster et d’encourager des secteurs plutôt que des entreprises. • Stratégie IV : développer une entreprise nationale en protégeant le marché sur lequel elle opère pour une période limitée Une stratégie simple pour un Etat, pour créer un champion, consiste à le protéger en réduisant la concurrence et en lui confiant des grands contrats. Cette approche permettrait à une entreprise de se construire une base de savoir-faire et d’activités, en s’appuyant sur son marché domestique, avant de cibler la conquête de marchés internationaux. Dans le cas de l’Algérie, cette stratégie pourrait être envisagée pour des secteurs déjà publics, avec des embryons de champions, comme le secteur de l’électricité. La conquête des marchés extérieurs pourrait ensuite être envisagée par la mise en œuvre de stratégies d’alliances et/ou d’acquisitions. Ces stratégies dites « protectionnistes » présentent des risques importants associés traditionnellement aux situations monopolistiques. Il est donc très important de considérer dans cette stratégie que la phase de protectionnisme est une « étape » avant l’ouverture du marché. Pendant cette phase, l’entreprise doit résolument être tournée vers l’extérieur. L’Etat devra ainsi, en plus de la mise en place de contrats de performances avec les managers, savoir attirer et garder les cadres de haut niveau par des politiques de rémunération et avantages motivantes. Gouvernances et pré-requis La mise en place de cette stratégie nécessite un dispositif et un plan opérationnels pour accompagner sa mise en œuvre. Nous suggérons trois leviers opérationnels pour structurer ce plan. • Créer un comité de pilotage de la stratégie industrielle pour allouer les ressources. Ce comité sera le garant de la mise en place de la stratégie industrielle. Il se chargera de faire des recommandations au gouvernement sur l’allocation des ressources et d’analyser les évolutions de l’industrie pour recommander, si nécessaire, de changer de secteurs prioritaires. Il est important de maintenir ce comité en dehors des obédiences politiques afin de rassurer les investisseurs et le monde économique et d’assurer sa pérennité. • Assurer la promotion de l’Algérie et de sa stratégie industrielle auprès des investisseurs grâce à une opération de communication menée par une équipe de professionnels. L’Algérie reste un marché peu connu à l’étranger. Un plan de communication envers les investisseurs et les acteurs économiques étrangers pour faire connaître la « marque » Algérie est vital. Certes, la communication institutionnelle est essentielle pour signaler l’engagement de l’Etat, mais il faudrait la compléter par une communication de terrain avec des professionnels de la communication et du lobbying en créant une agence dédiée à cette activité. Il suffirait de commencer avec une poignée de cadres de haut niveau pour mener des opérations de communication dans les pays les plus importants afin de drainer les investisseurs et leur vendre le produit « investir en Algérie ». Ces lobbyistes organiseraient des ateliers de travail, des rencontres avec les acteurs économiques étrangers pour vendre la marque Algérie auprès des décideurs économiques et discuteraient des problèmes concrets auxquels font face les investisseurs. • Attirer les talents via des campagnes de recrutement de hauts potentiels algériens ou étrangers et la création de grands établissements d’enseignement. Le capital humain est la condition sine qua non de la réussite de la stratégie proposée. Trois axes pourraient être envisagés pour assurer la mise en place d’une politique de développement du capital humain en cohérence avec la stratégie industrielle. Le premier serait la mise en place d’une politique fiscale permettant de proposer des salaires compétitifs aux talents algériens ou étrangers. Les branches où il y a pénurie de cadres seraient les premières à bénéficier de ces mesures. Afin de retenir les cadres, sur une certaine durée, le schéma incitatif pourrait être progressif et proportionnel au nombre d’années passées en Algérie. Des plans de retraite complémentaires, des aides au logement comme les prêts à taux zéro, des mécanismes de prime de cooptation pourraient aussi être envisagés. Le deuxième axe consiste à recruter et à attirer les talents. Des forums de recrutements ciblés sur les industries clés de la stratégie industrielle pourraient être organisés en Algérie et à l’étranger. Enfin, le troisième axe concerne la création de grandes universités et écoles pour couvrir, localement, les besoins en « talents » des grandes entreprises, multinationales et firmes innovantes. Pour conclure, nous pouvons dire qu’il subsiste des divergences de vue importantes sur le rôle des pouvoirs publics dans les stratégies de développement industriel. Bien que l’on ait reconnu la nécessité, dans certains cas, d’interventions publiques et de politiques industrielles proactives, certains courants de pensée économique se méfient toujours de la sélection directe par l’Etat des secteurs prometteurs et préfèrent l’utilisation de mécanismes indirects pour promouvoir le progrès technique, en attirant les IDE (Investissements directs étrangers) et en développant les capacités technologiques locales. Dans une économie ouverte et intégrée dans un groupement régional, il est très difficile pour l’Etat de jouer un rôle majeur dans la définition des politiques industrielles. Plusieurs économistes rappellent qu’une nation compétitive doit se concentrer sur la qualité de ses infrastructures, son système de recherche et son système fiscal (l’amélioration de son climat des affaires en général) et non sur la création de champions locaux. Nous pensons pourtant, que dans des pays émergents comme l’Algérie, l’Etat a encore un rôle important à jouer en raison, entre autres, des imperfections du marché. Deux batailles doivent donc être menées de front : améliorer le climat des affaires et diversifier l’économie pour se préparer à supporter l’ouverture économique et l’après-pétrole. Auteurs : Abdeldjellil Bouzidi, diplômé de l’Université de Louvain (Belgique) et de l’Université Paris Dauphine, prépare un doctorat sur l’économie algérienne à l’Université de
la Sorbonne Nouvelle. Il exerce actuellement en tant que consultant en finances de marché auprès de grandes banques d’investissement françaises.
Mohssen Toumi, ingénieur ancien élève de l’Ecole centrale Paris, est actuellement consultant dans un cabinet de conseil en management et stratégie d’entreprises basé dans
la Sillicon Valley-Californie. Mohssen a intervenu auprès de plusieurs grands groupes mondiaux pour des problématiques d’amélioration de la performance et de formulation de stratégie de croissance en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Les deux auteurs sont également membres et/ou fondateurs de plusieurs associations et think tanks regroupant des Algériens en Europe et en Amérique du Nord.
Abdeldjellil Bouzidi Mohsen Toumi  




Entrepreneurs algériens établis à l’étranger, Pourquoi?

2012008

100 000 entrepreneurs algériens établis à l’étranger

Cette diaspora qui ne profite qu’aux autres Quelque 80 000 diplômés de l’enseignement supérieur auraient quitté l’Algérie depuis la fin des années 1970 et environ 3000 les rejoindraient chaque année, selon les estimations faites respectivement par les services de la présidence de
la République au milieu des années 1990 et le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) au début des années 2000.
Victimes du chômage, marginalisés dans les entreprises nationales et incapables de monter leurs propres affaires dans un pays où les outils de l’économie de marché tardent à se mettre en place, ces derniers ont été contraints de tenter leur chance sous d’autres cieux. S’il y a plus de vingt ans, elle ne concernait que les scientifiques de haut rang, l’émigration des cadres algériens a pris une tournure plus dramatique au cours de ces quinze dernières années, en affectant tout le champ des élites qu’elles soient scientifiques, littéraires, artistiques, managériales et autres. Un certain nombre d’entre elles ira grossir les rangs d’une diaspora à la tête d’un réseau d’entreprises disposant d’environ 43 milliards d’euros de dépôts dans les banques françaises. Une manne dont notre économie aurait pu tirer profit, si nos autorités avaient pris la peine de mettre en place les moyens nécessaires, comme par exemple cette banque de l’émigration encore au stade de projet depuis pratiquement la fin des années 1980. La réussite de ces compatriotes en dehors du pays montre à l’évidence que lorsque les mécanismes du marché fonctionnent et que l’Etat de droit existe, les Algériens sont en mesure de créer et de gérer avec compétence des activités. La marginalisation et les échecs professionnels que la plupart d’entre eux y avaient subis avant de se faire une place au soleil à l’étranger montrent a contrario que la réussite professionnelle des cadres n’est pas toujours acquise dans un pays où les mécanismes du marché et l’Etat de droit n’existent pas, quand bien même ils disposeraient d’une compétence hors du commun. Près de 100 000 chefs d’entreprise d’origine algérienne auraient ainsi été recensés en Europe et plus majoritairement en France, selon les estimations d’un institut français de statistiques. Ces entreprises de droit français et de divers statuts juridiques (Sarl, SPA, sociétés anonymes…) sont en constante augmentation pour au moins trois raisons majeures. Il y a d’abord l’installation massive en France de cadres algériens marginalisés dans leur propre pays, mais suffisamment bien formés pour créer dans le pays d’accueil des entreprises à la mesure de leurs compétences, de leurs moyens et de leurs ambitions. Il y a également les riches entrepreneurs installés en Algérie de plus en plus nombreux à chercher un pied à terre en France, en y créant des sociétés dont les revenus seront principalement destinés à l’avenir scolaire et professionnel de leurs enfants. Il y a enfin les immigrés algériens de la deuxième génération qui ont eu la chance d’avoir fréquenté de grandes écoles ou qui maîtrisent les technologies de pointe qui permettent de créer rapidement des entreprises dans des créneaux particulièrement rentables (informatique, télécommunications etc.). Si les terrains de prédilection des entreprises créées à l’étranger sont assurément le commerce et la distribution, les Algériens expatriés sont également fort nombreux à investir dans des activités aussi variées que l’industrie électronique, l’agroalimentaire, l’informatique, les transports, le négoce, l’expertise comptable, l’hôtellerie et même les médias lourds. L’écrasante majorité de ces chefs d’entreprise a pour caractéristique d’avoir gravi les échelons de la réussite économique et sociale par la seule force de leur volonté, il est vrai favorisée par l’existence dans le pays d’accueil d’un véritable Etat de droit et de mécanismes de marchés transparents et bien huilés. Placés dans les conditions de travail qui prévalent actuellement en Algérie, ces derniers auraient certainement été moins performants sans compter les abandons et les faillites que les tracasseries administratives n’auraient pas manqué de susciter. Ils sont d’ailleurs tous à l’écoute d’éventuels changements qui pourraient améliorer le climat des affaires dans leur pays d’origine pour y prolonger leur réussite. Si la plupart d’entre eux ont, pour le moment, exclu le retour définitif au pays, leur souhait quasi unanime est de faire dans l’immédiat quelque chose pour commencer déjà par y mettre pied. Les retombées positives de certaines infrastructures en cours de réalisation, comme l’autoroute Est-Ouest et les pôles de compétitivité en projets, constituent autant d’espoirs de promotion d’affaires dans leur pays d’origine. Pratiquement tous les chefs d’entreprise que nous avons interrogé ont en tête un ou plusieurs projets d’investissement à réaliser en Algérie. Mais échaudés par les lourdeurs bureaucratiques et le peu d’empressement des autorités algériennes à améliorer le climat des affaires, la plupart d’entre eux se sont résignés à ne s’y engager que prudemment, convaincus que ce qui les incitera à investir en Algérie c’est l’engagement des autorités algériennes à accélérer la transition vers l’économie de marché et à instaurer un authentique Etat de droit qui puisse les protéger de l’abus d’autorité, de la corruption et des errements de notre administration. Nordine Grim  




Lefèvre Pelletier & associés en Algérie

4012008

Pour information

Récemment à Alger, le cabinet d’avocat d’affaires Lefevre Pelletier& associés.

Contact

Lotissement Ricour Omar, villa n°5
Ben Aknoun
Alger -- Algérie
Tél. : + 213 70 52 10 92
Fax : + 213 70 52 10 92
alger@lpalaw.com




Algérie: «L’Algérie maintient le cap sur le plan économique»

10012008

Le 8 Janvier 2008 Selon le rapport 2008 du Conseil français des investisseurs en Afrique 

Le rapport 2008 du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN-patronat) sur «les entreprises françaises et l’Afrique» relève que le continent africain «redevient une terre d’opportunité» pour les milieux d’affaires. Le rapport, dont les grandes lignes ont été reprises hier par l’APS, cite l’exemple de l’Algérie avec le décollage économique, l’Afrique du Sud et le Nigeria. 

«La croissance s’envole», en moyenne 5,7%, dans ces pays africains qui, «pris dans leur ensemble, ont enregistré, ces dernières années, une performance économique sans rapport avec les précédentes décennies». 

Concernant l’Algérie, le rapport présente ses grands équilibres macroéconomiques, notant que le pays «attire de nouveau les investisseurs étrangers» et que «après avoir soldé la quasi-totalité de sa dette extérieure, il maintient le cap sur le plan économique». Les points forts de l’Algérie, selon cette organisation patronale française, sont l’existence «d’infrastructures aéroportuaires, de télécommunications, de droit au travail, de sécurité, de facteurs de production [eau, électricité] et de transports [maritimes, routiers]» qui facilitent l’environnement des affaires. Cependant, le CIAN estime que les opportunités ne sont pas fortement exploitées. Et ce, d’autant plus que les entreprises françaises sont restées «trop timorées» dans leur approche économique. Car, explique-t-on, «l’attraction des nouveaux pays émergents [en Asie] a détourné l’attention des grands investisseurs français» et qu’«il y a une erreur de
la France vis-à-vis de l’Afrique, [à] notamment une mauvaise évaluation des grands mouvements qui touchent le continent» où les opportunités pour des investissements massifs existent pourtant. Le rapport note par ailleurs que, globalement, sur le continent africain, «la croissance économique reste disparate, selon les pays, et insuffisante pour permettre au continent d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement [OMD]» visant à réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015. 

«Le continent reste également caractérisé par un manque d’infrastructures : avec presque un milliard d’habitants, soit 1/6 de la population mondiale, l’Afrique ne produit par exemple que 4% de l’électricité mondiale», relève le document. Un document dans lequel les rédacteurs ont fait valoir que «les investissements directs étrangers (IDE) augmentent». Ils ont atteint «en 2006, le montant record de 36 milliards de dollars». Le rapport se réfère, à titre indicatif, à l’édition 2007 de
la Conférence des Nations unies pour le développement (CNUCED) qui a mentionné un doublement des flux d’IDE vers l’Afrique.

Rafik Elias 




La construction navale et Nautique et Yacht de luxe, pour bientôt en Algérie

10012008

L’Institut italien du commerce extérieur vient encore une fois d’innover en matière de recherche de nouveaux gisements d’affaires pouvant lier l’Italie et l’algerie Ainsi après les multiples secteurs d’activités où les deux pays ont réalisé un boom en partenariat, notamment pour les 8 derniers mois de l’année en cours , la partie italienne propose aux hommes d’affaires algériens un tout autre secteur a prospecter ; l’industrie de la construction navale et nautique. A ce titre, la coquette ville côtière de Gaeta, distante de Rome de quelques 150 kms a été choisie par les organisateurs italiens pour la manifestation intitulée YACHT MED FESTIVAL, un salon réservé aux métiers de construction des embarcations de plaisance .L’événement organisé par la Chambre de commerce de Latina en collaboration avec l’Institut du commerce extérieur italien a drainé des professionnels de nationalités différentes dont une délégation d’hommes d’affaires algériens , et pas des moindres puisqu’il s’agissait certes d’une équipe réduite mais de valeur certaine en ce sens om elle est constituée d’opérateurs réellement producteurs et non de simples traders venus pour la belle affaire commerciale. Des fabricants de bateaux de plaisance totalement algériens à l’image de la jeune société MOUSSA NAUTICS INDUSTRY de Blida, la société POLYOR d’Oran avec ses 35 ans d’expérience et dont les embarcations de plaisance qui n’ont rien à envier aux produits européens peuplent les ports algériens , ont fait le déplacement à Gaeta pour d’éventuelles relations d’affaires.En plus de ces entreprises privées , l’ERENAV(entreprise de réparation navale) du secteur public a dépêche un représentant pour sonder les offres italiennes et prospecter le marché en matière de pièces de rechange et autres services potentiellement intéressants.Une occasion précieuse pour diversifier les sources d’approvisionnement d’autant que l’Italie est connue pour être leader dans le domaine de la construction navale et nautique sur le segment des embarcations de plaisance et autres à usage militaire.
Pour la partie italienne l’importance de l’événement a été soulignée par la présence des officiels de la région de Latina et l’allocution du maire de Gaeta ainsi que les multiples interventions dans les débats de nombreux professionnels du secteur qui ont eu à faire le point sur la situation de l’industrie navale italienne et ce, en des termes francs reconnus comme tels par un des dirigeants de l’institut du commerce italien , M Gianluigi Liberati se félicitant de l’initiative du dialogue et de l’échange de propositions même si des connotations politiques se sont laissées transparaitre dans certains propos. Ce n’était pas tant ce débat qui allait retenir l’attention des opérateurs présents et surtout pas la délégation algérienne qui a préféré se faufiler entre les stands des exposants pour dénicher la nouveauté , le savoir- faire et la dernière évolution du secteur. Imposant par son design particulier, son architecture unique, le produit italien a suscité l’admiration des prétendants dont les Norvégiens qui nous ont fait part de leurs impressions face à l‘avancée des italiens .Pour leur part les Algériens tentaient de trouver des fournisseurs, des matières premières, des intrants et en somme un savoir- faire à importer. « La construction des bateaux a beaucoup évolué .Il est intéressant de rechercher de nouveaux matériaux utilisés tels la fibre de verre, entrant dans le cadre du processus de fabrication » déclare le manager algérien M Abdelhalim Gaouar, patron de Polyor. Par ailleurs des sociétés spécialisées dans les équipements militaires et de surveillance des frontières étaient également présentes à ce salon et affichaient l’ambition de conclure des contrats avec l’Algerie à travers la fourniture des appareillages de transmissions et de télécommunication .En clair les 15 et 16 de ce mois de novembre auront été deux journées chargées d’opportunités laissant l’horizon ouvert a toutes les perspectives. Si l’ICE dégage des budgets spéciaux pour de telles missions, il faut reconnaître qu’il est loin de naviguer a vue puisque nous avons eu pour notre part à découvrir ….que des Algériens fabriquaient des bateaux. Et cela reste plaisant même si ce sont finalement les Italiens qui nous l’ont appris.




Tourisme:L’Algérie, future grande destination du Maghreb

13012008

L’Algérie devrait profiter pleinement du boom  touristique attendu en Afrique du Nord dans les prochaines années.

C’est ce qui ressort d’une étude du World Travel Market Global Trend, publiée aujourd’hui à Londres (Grande-Bretagne). Cette étude affirme que l’Algérie devrait notamment profiter des expériences et des succès de ses voisins marocain, tunisien et égyptien pour accélérer son développement dans le domaine du tourisme.

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Selon World Travel Market Global Trend, le gouvernement algérien a compris l’intérêt du tourisme comme moteur de la croissance économique. Il a engagé des travaux pour mettre en place les infrastructures nécessaires à l’accueil des touristes étrangers. Les investissements étrangers, notamment du Golfe et du Moyen-Orient, affluent également vers le pays. Plusieurs groupes émiriens ont annoncé récemment des investissements de plusieurs milliards de dollars dans l’hôtellerie de luxe.
Il faut dire que cette étude confirme les objectifs du département de Chérif Rahmani qui table sur 11 millions de touristes à l’horizon 2025. C’est dans ce cadre qu’ont été organisées les assises régionales du tourisme pôle Centre-Nord.
Huit ateliers thématiques ont été organisés lesquels ont mis en place une série de recommandations.
C’est ainsi que pour le repositionnement du pôle d’excellence, l’atelier 1 a recommandé d’associer l’image touristique au produit culturel auquel viennent s’associer d’autres produits tels que le tourisme vert, le tourisme balnéaire, le tourisme d’affaires, de congrès et de conférence et d’identifier le pôle Nord-Centre à d’autres pôles régionaux par la présence de deux éléments fondamentaux, à savoir Alger en tant que capitale et Tipasa en tant que gisement archéologique de grande envergure.
Pour ce qui est du pôle touristique d’excellence, l’atelier 2 a recommandé de mettre en cohérence des différents schémas sectoriels et de développement local par le renforcement du cadre de concertation, d’intégrer l’impératif tourisme dans l’élaboration des différents instruments d’urbanisme et d’inscrire en urgence une opération « cadastre » de l’ensemble des espaces destinés au développement touristique.
Concernant le plan qualité tourisme, l’atelier 3 a mis en exergue l’urgence de la mise en œuvre d’un plan qualité tourisme performant, ainsi que la nécessité de l’élaboration du plan de formation pour le (PQT) Plan Qualité Tourisme et la logistique à préconiser pour le fonctionnement de celui-ci.

Abordant le volet ressources humaines et formation aux métiers du tourisme, l’atelier 4 a recommandé d’encourager les formations de base des métiers de l’hôtellerie et du tourisme, à l’exemple des ex-CFH d’Oran et de Constantine, d’introduire une plus grande rigueur dans les cahiers des charges concernant l’octroi de l’agrément pour les établissements privés dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme ainsi que des notions de culture touristique dans les programmes de l’éducation nationale.
Pour ce qui est de la chaîne touristique et du partenariat public-privé, l’atelier 5 a préconisé de suivre un mode de gouvernance structuré et opérationnel, dont il s’agira de définir le statut, les missions et les modalités de fonctionnement ; d’établir un partenariat dynamique et créatif entre acteurs disposés à se mobiliser dans le cadre de synergies et de programmes clairement identifiés et d’encourager les opérateurs organisés au sein de groupements professionnels par famille de métiers.
L’atelier 6, qui s’est penché sur la stratégie de financement opérationnel, a recommandé d’augmenter la durée de la concession, de créer un fonds de développement du tourisme, ainsi que des établissements spécialisés dans le financement du tourisme à long terme.
Concernant le volet marketing vers les pôles touristiques, l’atelier 7 préconise de développer le tourisme urbain et d’affaires et le tourisme culturel, écologique, de santé et de remise en forme ainsi que l’élaboration des expertises techniques des produits touristiques afin de les mettre en conformité avec les normes universellement admises. Enfin, l’atelier 8 qui s’est penché sur l’innovation et les TIC au service du tourisme dans le pôle touristique d’excellence, préconise d’organiser de campagnes d’information et de sensibilisation au profit des acteurs du tourisme sur l’importance des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de proposer des formations de courte durée et de perfectionnement en direction des opérateurs sur les nouvelles technologies appliquées au tourisme en associant les centres et instituts de formation ainsi que les universités.
LE MAGHREB du mardi  2007
Dalila T.

 




Algérie: La franchise industrielle fait ses premiers pas en Algérie

15012008

15 Janvier 2008
 Afin de faciliter les financements, la BEA a segmenté l’octroi des prêts .
La Banque extérieure d’Algérie (BEA) vient d’adopter un nouveau procédé de traitement des dossiers d’octroi des crédits. En fait, elle a, à travers la décentralisation des décisions, réussi en l’espace de quelques années à traiter et à approuver pas moins de «6 500 microcrédits, pour une enveloppe financière de l’ordre de 15 milliards de dinars permettant ainsi la création de 15 500 nouveaux postes d’emploi», a déclaré hier le président-directeur général de
la BEA, M. Mohamed Loukal, en marge de la cérémonie de signature d’un accord de partenariat entre l’entreprise BKL Industries et l’ANSEJ (Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes) pour le développement du réseau de franchise des menuiseries «Dar BKL». 
Cette remarquable avancée enregistrée par
la BEA a été le fruit d’une nouvelle politique, à travers laquelle elle finance tout projet entrant dans le cadre de l’ANSEJ, de
la CNAC et de l’ANGEM dont l’investissement ne dépasse pas 10 millions de dinars, où la banque est appelée à prendre en charge 70% du montant global. Ainsi et afin de réussir sa nouvelle politique, il a été décidé de traiter les dossiers à trois niveaux. «Quand le montant de l’investissement s’articule autour de 1 et 3 millions de dinars, c’est à l’agence locale de
la BEA de prendre la décision d’octroi du prêt ; quand celui-ci se situe entre 3 et 7 millions de dinars, la décision revient à la direction régionale et quand le prêt demandé atteint 10 millions de dinars, le traitement du dossier doit s’effectuer au niveau de la direction générale de
la BEA, à laquelle revient la décision finale», a annoncé M. Loukal. «Cette nouvelle démarche a permis le respect des délais de traitement des dossiers qui ne dépassent généralement pas les trois mois quand le dossier est complet ; le traitement de certains dossiers ne demande pas plus d’un mois et demi ; pour d’autres, le délai peut atteindre trois mois. Je dirai qu’environ 90% des dossiers sont traités dans un délai ne dépassant pas les trois mois.» 

Abordant le sujet relatif à l’accompagnement des entreprises en ce qui concerne la franchise, M. Loukal dira que «cette démarche entre dans notre stratégie de développement». La signature du présent accord entre l’ANSEJ et BKL Industries permet à celle-ci de «développer le concept de la franchise industrielle avec l’appui de
la SFI [filiale de
la Banque mondiale] depuis 2005 [...] Aujourd’hui, notre entreprise élargit son réseau de franchisés « Dar BKL » aux jeunes entrepreneurs sur l’ensemble du territoire national avec l’ANSEJ», a tenu à préciser M. Samy Boukaïla lors de son intervention d’ouverture. Ce premier franchiseur industriel en Algérie prévoit le développement d’un réseau de franchisés de 60 entreprises, ce qui permettra la création de pas moins de 1 000 postes d’emploi, «le nombre d’entreprises faisant partie du réseau de franchise de BKL industries est appelé à être revu à la hausse», a expliqué M. Boukaïla. «Ces nouveaux jeunes managers auront droit à une formation adaptée pour les préparer à manager dans les règles de l’art leurs nouvelles entreprises», a expliqué M. Boukaïla. 

Présente à cette occasion, la directrice générale de l’ANSEJ, Mme Fatma Seddaoui Charef, a estimé qu’une telle initiative «permettrait le soutien du développement des microentreprises à travers le transfert de leur savoir-faire, surtout en matière de management». Vu l’importance de la franchise dans le développement du tissu industriel algérien de nouvelles entreprises, elle annoncera sans plus de détails : «Nous sommes actuellement en phase d’achèvement d’un nouveau partenariat de franchise avec une entreprise publique, à savoir
la SNTR [Société nationale des transports routiers].» 

La BEA inaugurera une nouvelle école de formation 


La Banque extérieure d’Algérie inaugurera vers la fin du premier trimestre de l’année en cours une école de formation. Celle-ci assurera «le recyclage des cadres de la banque», a expliqué M. Loukal, le P-DG de
la BEA. «Cette école assurera également une formation bancaire aux nouveaux entrepreneurs de l’ANSEJ.» Il est utile de souligner que c’est une première dans le secteur des finances. 
Radia Djouzi :La Tribune 




Algérie: Vers l’ouverture du capital de deux banques publiques

22012008

(Alger) 22 Janvier 2008

Belkhadem l’a déclaré hier en marge du 3ème Forum économique arabe

Le développement de l’investissement direct étranger en Algérie ne peut connaître ses années d’or si les potentialités et les richesses internes de l’Algérie ne sont pas vulgarisées à l’étranger. C’est en fait le constat fait par une bonne partie des hommes d’affaires qui ont participé pendant deux jours (20 et 21 janvier) aux travaux du 3ème forum économique arabe organisé à l’hôtel Sheraton.

C’est dans cette optique que le chef du gouvernement, M. Belkhadem, a, en réponse à une question, reconnu que «le travail le l’Agence nationale de développement des investissements [ANDI], devait être précédé par un point focal [l'administration, ndlr] où pourraient s’adresser les investisseurs étrangers», tout en mettant en relief «le manque d’orientation constaté et qui nous fait perdre du temps». C’est une manière de souligner l’efficacité et de déterminer une défaillance d’une des plus importantes institutions d’encouragement de l’investissement en Algérie, actuellement sous la tutelle du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI), qui est en exercice depuis plus de six ans !

Abordant la question relative à la délivrance des agréments aux banques étrangères, le chef du gouvernement a rappelé l’ancienne stratégie de l’Algérie relative à l’ouverture du secteur financier aux banques étrangères. Cependant, ces dernières «se sont spécialisées dans le crédit à la consommation, ou le crédit automobile. Ces établissements, au lieu de créer la concurrence dans le secteur, ont emprunté le plus court chemin. Aujourd’hui, nous souhaitons que les banques étrangères se consacrent à l’immobilier». En ce qui concerne la délivrance des agréments, M. Belkhadem a expliqué que «le retard accusé en la matière est imputable à la commission qui en est chargée et qui ne le fait pas d’une manière régulière», avant d’enchaîner que «nous sommes actuellement en train d’étudier la possibilité d’ouverture du capital d’une deuxième banque publique et il aura la possibilité d’ouverture le capital d’une troisième dans un cadre transparent». Pour ce qui est de l’ouverture du capital du CPA, il dira que «l’arrêt du processus a été mal interprété par certains, donc je confirme que cette décision est relative aux conséquences de la crise des «subprime» qui ne sont pas complètement identifiées. Les hôtes de l’Algérie n’ont pas manqué de remettre sur le tapis la complexité de la loi relative aux impôts qui semble «complexe» pour les investisseurs arabes.

A ce propos, il dira que «nous reconnaissons la complexité de l’arsenal juridique en la matière, c’est pour cette raison qu’on essaye à chaque fois de simplifier le plus possible cette loi afin de la rendre plus accessible aux opérateurs économiques et à l’administration. On prévoit même la révision de la fiscalité des APC». Devant l’engagement de Belkhadem, le premier responsable du MIPI, M. Temmar, a nié toute possibilité de simplification de la loi sur les impôts en se contentant d’annoncer qu’«on ne peut pas mieux faire» ! Abordant le sujet relatif à la disponibilité du foncier, l’intervenant a expliqué que «les projets qui sont admis par le Conseil national de l’investissement [CNI], ne connaîtront pas le problème du foncier». Enfin, il a rassuré les investisseurs que «l’Etat achètera tout la quantité d’eau dessalée par le privé».

 La Tribune : Radia Djouzi




Prévisions du FMI pour l’économie algérienne en 2008

22012008

fmi.pngL’Algérie va continuer à importer massivement des produits de consommation durant les quatre prochaines années. Les importations devraient atteindre en valeur 47 milliards de dollars en 2012, selon la dernière lettre mensuelle de la mission économique de l’ambassade de France à Alger qui cite un récent rapport du FMI sur l’économie algérienne.

En 2008, l’Algérie importera pour 32 milliards de dollars, une somme en progression de 32% par rapport à 2007. Elle sont en forte hausse par rapport aux années précédentes : en 2001, les importations algériennes ont été de 10 milliards de dollars.La hausse des importations est favorisée par l’augmentation des recettes pétrolières et gazières, grâce à la flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux. Les exportations algériennes d’hydrocarbures devraient connaître un bon spectaculaire cette année et atteindre 75 milliards de dollars contre 59 milliards en 2007. Selon le FMI, le prix moyen du baril de brut sera de 90.5 dollars en 2008 contre 75 en 2006 et 66 en 2006. Le Fonds ne prévoit pas de chute du prix du pétrole en dessous de 80 dollars avant 2012. Durant les quatre prochaines années, l’économie algérienne demeurera toutefois dépendante des hydrocarbures qui constitueront encore 98.5% des exportations, selon le FMI.Le FMI indique également qu’une suppression de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) est sérieusement envisagée par les autorités.  Contrairement aux prévisions patronales, le FMI ne croit pas au risque de dérapage inflationniste en Algérie. Le Fonds relève le taux de prêts non performants encore trop élevé dans le secteur bancaire : 35% des encours de prêts ; dont 45% pour les prêts au secteur privé. Les prévisions du FMI ont été rédigées par ses économistes après une mission de trois semaines à Alger en novembre dernier.




L’ALGÉRIE PRÉSENTE DANS PLUSIEURS MANIFESTATIONS ÉCONOMIQUES À L’ÉTRANGER

22012008

L’Algérie compte renforcer ses relations commerciales avec plusieurs pays étrangers en 2008. Le département de El Hachemi Djaâboub a fait paraître sur son site le programme officiel de participation de l’Algérie aux manifestations économiques à l’étranger pour les douze mois à venir, notamment en France, Egypte, Russie, Libye, Syrie, Tunisie, Sénégal, Suisse, aux Etats- Unis, Malaisie et enfin en Espagne.
Tous les rendez-vous inscrits seront certainement très bénéfiques pour les participants algériens dans la mesure où ils auront l’occasion d’échanger les expériences, nouer des contacts avec les opérateurs étrangers en vue de renforcer le partenariat et, enfin, faire connaître les produits algériens aux pays étrangers.
Le ministère du Commerce informe dans ce sens l’ensemble des opérateurs économiques nationaux sur l’existence de ce programme en lui indiquant que «ce programme bénéficiera de l’aide de l’Etat par le biais du Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) à hauteur de 80%». Les personnes qui sont du domaine souhaitant y participer sont appelées à s’inscrire auprès de l’Agence nationale de promotion du commerce ou bien au niveau de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie. Il faut savoir que ces manifestations économiques débuteront à partir du mois de mars.
L’Algérie sera donc présente au niveau des Foires internationales de Lyon, (du 21 au 31 mars), du Caire (du 18 au 28 mars), de Tripoli (du 2 au 12 avril), de Damas (du 15 au 22 août), de Lausanne (du 19 au 28 septembre), de Saragosse en octobre, de Tunis (du 24 octobre au 2 novembre), de Dakar vers la fin novembre, de Kuala Lumpur prévue également en novembre, ainsi qu’à l’exposition arabe à Moscou (22 au 24 octobre).
Il est à signaler, par ailleurs, que plusieurs manifestations économiques spécifiques aux produits algériens seront organisées dans plusieurs pays du continent africain, entre autres, Niger (Niamey) fin février, Burkina Faso (Ouagadougou) début mai, Yaoundé (Cameroun) vers la fin juin, Mauritanie (Nouakchott) fin octobre et enfin au Mali (Bamako) programmée pour la mi-décembre de cette année.
Le programme officiel du ministère indique également la participation de l’Algérie à d’autres Salons spécialisés, à savoir les Salons internationaux de l’agroalimentaire de Las Vegas et de Paris. Le premier est prévu du 4 au 7 mai alors que le second est programmé du 19 au 23 octobre prochain.
Avec un programme aussi riche et varié, les opérateurs économiques nationaux auront à leur disposition un éventail de choix de rendez-vous leur permettant de fructifier leur activité commerciale, connaître d’autres créneaux et faire connaître par la même occasion leurs produits.




Alger, Oran, Tlemcen, Annaba et Constantine, Les hypermarchés Suisses arrivent.

22012008

Les Suisses ont consenti un investissement de 4,5 milliards de dinars, soit 48 millions d’euros, pour la réalisation du premier centre commercial et des loisirs en Algérie. Le centre, dont une maquette a été projetée sur écran et qui a été présenté hier au cours d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Mercure, n’a rien à envier à ceux construits en Europe, notamment en Suisse et en Russie, où des édifices similaires ont été réalisés par la même société.

Les Suisses ont consenti un investissement de 4,5 milliards de dinars, soit 48 millions d’euros, pour la réalisation du premier centre commercial et des loisirs en Algérie. Le centre, dont une maquette a été projetée sur écran et qui a été présenté hier au cours d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Mercure, n’a rien à envier à ceux construits en Europe, notamment en Suisse et en Russie, où des édifices similaires ont été réalisés par la même société.

Implanté à Bab Ezzouar, le centre, dont la réception est prévue pour le mois de novembre 2008, sera doté de 60 magasins, d’un hypermarché de 7.000 m2, de 8 salles de cinéma, de garderies d’enfants, deux tours de bureaux totalisant près de 16.000 m2, ainsi que deux sous-sols qui peuvent accueillir jusqu’à 850 places de parking.

Selon M. Alain Rolande, le président directeur général de la Société des centres commerciaux d’Algérie (SCCA), qui a mis en exergue toutes « les opportunités d’affaires qu’offre aujourd’hui l’Algérie », le centre sera incontournable à cause de son implantation au coeur du nouveau centre d’affaires inauguré il y a à un peu plus d’une année par le chef de l’Etat.

Alain Rolande, qui a déjà à son actif la conception de plusieurs immeubles de même nature dans le monde grâce au «Groupe zurichois» qu’il avait créé en janvier 1997, a affirmé que les loyers qu’offre son groupe pour la location d’espaces au sein du centre commercial et des loisirs sont largement en deçà de ceux de la concurrence. Il fera même savoir que plusieurs espaces ont déjà été loués avant même la réception de l’édifice, situé à peine à 10 minutes de l’Aéroport international d’Alger.

Selon le conférencier, ce premier centre commercial et des loisirs de cette envergure en Algérie sera accessible même aux couches moyennes puisque, explique-t-il, les prix pratiqués seront corrects. «L’Algérie est devenu réellement un véritable marché attractif», a déclaré Alain Rolande, qui saluera au passage l’aide précieuse des autorités, à leur tête l’APC de Bab Ezzouar, en validant le permis de construire pour la réalisation de ce «chef d’oeuvre architectural». Le PDG de la SCCA a tenu à préciser, en réponse aux questions des journalistes, qu’aucun privilège ne lui a été accordé, notamment pour ce qui est de l’achat du terrain, acquis, selon lui, aux prix pratiqués sur le marché.

Est-ce que l’Algérie offre réellement toutes les opportunités pour les investissements étrangers ? Alain Rolande répondra en quelque mots: « La preuve, nous sommes là », a-t-il déclaré. Selon le premier responsable de la SCCA, le projet une fois finalisé verra la création de pas moins de 1.000 emplois dans la vente, la gestion et la maintenance.

Il fera également savoir que la Société des centres commerciaux d’Algérie envisage la construction de plusieurs autres centres, notamment à Oran, Tlemcen, Annaba et Constantine.

Il faut noter que les concepteurs de ce complexe accordent une grande importance aux activités culturelles et artisanales. D’après Alain Rolande, des promotions seront fréquemment organisées et une galerie d’exposition sera mise gracieusement à la disposition des artistes de la région, en plus des bornes d’accès à Internet et des écrans plasma pour le public.

Enfin, il faut noter qu’au terme de la conférence de presse, les responsables de la SCCA ont distribué des cadeaux à la lauréate d’un concours international de dessin pour enfants, tout comme un chèque de un million de dinars a été octroyé à une association d’enfants victimes du séisme de Boumerdès.




Des opérateurs autrichiens en prospection en Algérie

22012008

Be-Partners Infos Business

 
Une délégation composée des représentants de 11 sociétés autrichiennes sera, aujourd’hui et demain, à Alger dans le cadre d’une mission économique organisée par la section commerciale auprès de l’ambassade d’Autriche, en collaboration avec la chambre algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI).

Accompagnés du chef de département Afrique et Moyen-Orient de la chambre économique fédérale d’Autriche, les opérateurs économiques autrichiens vont rencontrer leurs homologues algériens à l’hôtel Sheraton, Club des Pins, pour un échange d’expérience et une coopération dans le domaine économique.

Les sociétés participant à cette mission de prospection économique et de promotion commerciale représentent plusieurs domaines d’activités notamment les banques, le bois et dérivés, les équipements électroniques et les machines pour diverses industries, les articles de bureau, l’industrie pharmaceutique, etc. Selon le communiqué de l’ambassade d’Autriche adressé à notre rédaction, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint, en 2006, 246,5 millions d’euros soit une hausse de 71% par rapport à l’année 2005. La conseillère commerciale auprès de l’ambassade à Alger, M. Ulrike Straka a exprimé, dans ce contexte, sa satisfaction de voir les échanges commerciaux entre les deux pays, en augmentation. «Je voudrais attirer, l’attention des sociétés autrichiennes quant au marché algérien qui devient, de plus en plus, important et ouvert», dit-elle. «J’espère que ces rencontres vont développer les activités d’investissements mutuels», conclut-elle.




Entité économique dans les grandes ambassades *

22012008

L’idée d’une entité économique dans les grandes ambassades fait son chemin

Et si l’économie algérienne se dotait, à la manière des pays industrialisés et émergents, d’une interface avec l’étranger ? L’idée, encore au stade exploratoire, fait son chemin au sein du gouvernement. C’est du moins ce que laisse entendre un de ses représentants.

Interrogé si l’exécutif avait l’intention de mettre sur pied, à l’étranger, une structure entièrement dédiée à l’économie et au commerce extérieur, Abdelhamid Temmar ne l’a pas exclu. «Nous y pensons», a-t-il indiqué.

Selon le ministre, la question a déjà été abordée dans le cadre des échanges entre les Affaires étrangères et les départements ministériels chargés des dossiers économiques (investissements et commerce extérieur).

Première certitude, la structure -- si elle verrait le jour -- sera limitée à quelques missions diplomatiques algériennes implantées dans les principaux pays partenaires. A l’évidence, observe le ministre, l’ambassade d’Algérie à Paris a vocation à accueillir une structure de cette nature.

Seconde certitude, l’interface ne prendra pas l’allure d’une Mission économique et financière à la française ou un organe comme il en existe au sein des ambassades des pays de l’Union européenne. Cela tient à la fois à un souci de moyens et de statut, selon les éléments de réponse livrés à chaud par Abdelhamid Temmar.

A titre expérimental, l’entité pourrait d’abord se mettre en place dans le cadre des vocations de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI). Du reste, les textes le prévoient si l’on en croit la précision du patron de cette dernière.

Reste que, sur le long terme, le projet ne peut être envisagé que dans le cadre de la mission diplomatique. Pour un impératif de rationalisation des moyens, les cadres chargés d’agir comme une espèce de poste avancé du paysage économique algérien seront adossés à l’équipe diplomatique.

Si elle venait à voir le jour à Paris, une telle entité ou «mission économique» à l’algérienne activera en complémentarité avec une autre structure, elle aussi au stade de projet. Il s’agit du «Bureau France» que Abdelhamid Temmar envisage de créer au sein de son administration centrale. Le ministre en a, du reste, évoqué la nature et les objectifs lors de ses entretiens avec Christine Lagarde et Hervé Novelli.

Toutes proportions gardées, le débat sur une mission économique algérienne est loin d’être nouveau. Chef du gouvernement entre juin 1991 et juin 1992, Sid Ahmed Ghozali y avait pensé, mais sans mener sa réflexion jusqu’au bout.

Selon Missoum Sbih, chef de la mission diplomatique à Paris, l’idée a été à l’ordre du jour il y a déjà plus d’une trentaine d’années. D’examen en examen, le projet a fini par se faire désirer. Sous l’effet de plusieurs considérations dont le statut de la structure -- sous tutelle des Affaires étrangères ou du secteur économique -, les moyens et le profil des cadres appelés à y exercer.




L’Algérie va abriter l’édition 2008 de la foire maghrébine

22012008

Tripoli, Libye -- L’Algérie va abriter, dans le courant de l’année, la première édition de la foire maghrébine, a-t-on appris à Tripoli, à l’ouverture, samedi, des travaux de la réunion de la commission chargée de mettre sur pied une union des foires des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).

La rencontre est notamment consacrée à l’examen des statuts de l’Union, à ses règlements et structures organisationnelles. Elle déterminera en outre les missions de l’union et désignera le pays qui doit en abriter le siège.

L’union des foire maghrébine vise à organiser et à promouvoir l’industrie des foires, à encourager et à soutenir la complémentarité entre les pays de l’UMA, à travers la coordination des activités des différentes structures et institutions dans les domaines économiques de ces pays.

Elle vise aussi à favoriser un climat économique propice à la création de projets communs, à faire connaître les opportunités d’investissement et d’échanges dans et entre tous les pays de l’UMA à travers l’organisation de salons d’exposition spécialisés, l’échange d’informations et d’expertises, l’ouverture d’opportunités de formation et de promotion des ressources humaines des institutions spécialisées dans le domaine de l’industrie des foires.

Le secrétaire général du comité populaire général (ministre) libyen de l’Economie, du Commerce et de l’Investissement, Tahar Charkes, le secrétaire du comité de direction de l’Office général libyen des foires, Jamal Lemouchi, ainsi que les chefs des offices de foires de Tunisie, du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie et un délégué du secrétariat général de l’UMA ont pris part à cette réunion.
 
Tripoli -- 13/01/2008




Les échanges commerciaux Algérie France

23012008

 Infos Archive

Les échanges commerciaux Algérie France sont certes en hausse de 13% mais demeurent figés dans leur structure. Les importations algériennes se composant de produits de différents secteurs tandis que les importations françaises sont fortement liées au secteur des hydrocarbures de même moins de 200 opérateurs français sont implantés durablement en Algérie.

L’année 2005 aura marqué une meilleure visibilité dans les échanges économiques entre l’Algérie et la France mais les flux d’investissements directs (IDE) sont jugés encore très insuffisants par les opérateurs Algériens. Au cours de cette année, de nombreux ministres et autres décideurs économiques Algériens ont défilé à Paris. Les échanges économiques globaux algéro-français ont augmenté de 13,6% pour les dix premiers mois de l’année 2005, soit 13,6% par rapport à la même période de 2004. Ils ont été estimés à 7,47 milliards de dollars.

Mais une lecture de ces échanges fait ressortir qu’ils restent relativement figés dans leur structure traditionnelle. Les importations algériennes à partir du marché français se composent toujours de biens diversifiés (biens de consommation, agroalimentaire, équipements industriels, etc.) contre des importations françaises à plus de 95% de produits exclusivement liés aux hydrocarbures. Par ailleurs, moins de 200 opérateurs français sont implantés durablement en Algérie selon le vice-président-directeur général de la branche internationale du Medef (patronat), M.Thierry Courtaigne. Plus significatifs, les investissements français ne représentent que 4% du montant global des investissements étrangers en Algérie, selon les chiffres de l’Agence nationale des investissements (Andi), et ce malgré «les assurances» accordées par Alger.

Paradoxalement, l’Agence officielle française de promotion des entreprises françaises à l’étranger, a noté «que les choses évoluent en Algérie (code des investissements, secteur bancaire, foncier), que la pression fiscale y est conforme aux normes internationales». Idem pour les facteurs de proximité (géographie, langue, histoire), qui facilitent les flux d’investissements. Mais elle reconnaît, néanmoins, «qu’il y a une certaine frilosité» de la part des entreprises françaises. Plusieurs mois auparavant, en juillet, lors d’une rencontre à Paris avec les argentiers et assureurs français, le ministre des Finances, M.Mourad Medelci, avait relevé que le niveau des IDE hors hydrocarbures était insuffisant, même s’il est plus important que les années précédentes. La remarque avait également été faite en mars 2005 lors des assises méditerranéennes internationales (AMI) tenues à Marseille où quelque 150 entrepreneurs algériens ont tenu à faire la distinction entre les échanges commerciaux et un partenariat devant amener les entreprises françaises à investir davantage en Algérie. Ils ont également souligné le fait que ce partenariat devrait engager des investissements créateurs d’emplois et accompagnés d’un transfert réel de technologie, et d’un système de formation correspondant.

Ce constat de frilosité des entreprises avait été rejeté par la ministre française déléguée au Commerce extérieur, Mme Christine Lagarde, qui, lors de sa première visite à Alger, en fin juin 2005, estimait «que beaucoup de choses vont se réaliser dans les prochains mois». Depuis, outre les groupes français déjà implantés en Algérie, la Caisse d’épargne, Cetelem, Quick pour le fast-food (grandes surfaces) ont fait part de leur intention de s’installer en Algérie.

De son côté, le ministre français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, M.Thierry Breton, en visite en novembre dernier à Alger, a affirmé «que la France souhaite vraiment inciter les entreprises françaises à travailler davantage» avec l’Algérie. Il a évoqué «l’usage intelligent» dans le traitement du dossier de la reconversion de la dette en investissements (288 millions d’euros). «L’Algérie est en train de mettre en place un modèle économique qui marche», a assuré de son côté M.Courtaigne, évoquant le fait que la Coface, l’assureur crédit français qui évalue, pour ses clients, la santé économique de 45 millions d’entreprises dans le monde, a revu positivement la cotation du marché algérien. «Pour nous, le marché algérien est un risque tout à fait satisfaisant pour les entreprises françaises», a déclaré le président de la Coface, M.François David. Ce diagnostic de la situation économique a été confirmé à Paris par l’organisation occidentale Ocde et la Banque africaine de développement (BAD). Dans un rapport 2004-2005 sur les perspectives économiques en Afrique, les deux organisations ont noté que les résultats enregistrés par l’économie algérienne en 2003 et 2004 confirment les éléments structurels d’un diagnostic positif, et laissent présager «une croissance soutenue en 2005 et 2006». L’Ocde et la BAD ajoutent que «la stabilité du cadre macroéconomique est d’autant plus appréciable qu’elle a été préservée dans un contexte de relance par la demande, à travers la mise en oeuvre du Psre (Plan spécial de relance économique) 2000-2004, basé sur une augmentation substantielle de l’investissement public». Les deux organismes internationaux en déduisent que cela permet à l’Algérie d’asseoir sa dynamique de croissance sur des bases structurellement solides, moyennant un meilleur rééquilibrage entre les secteurs public et privé et davantage d’efficacité et de rigueur dans la mise en oeuvre des projets d’infrastructures.

Dans cette dynamique de croissance, le ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement, M.Abdelhamid Temmar, a fait plusieurs escales à Paris pour faire valoir la nouvelle stratégie déployée par le gouvernement en matière de privatisations, dans la perspective d’établir des contacts directs avec les éventuels repreneurs français. M.Temmar, qui était accompagné par une quinzaine de responsables des Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP), a expliqué que le programme des privatisations qui cible quelque 1230 entreprises publiques. est un élément essentiel pour sauvegarder un important tissu industriel qui existe en Algérie, l’autre fait saillant est que l’Algérie, outre l’ouverture de son marché, a engagé une large offensive sur les espaces économiques étrangers.

M.Chakib Khelil, participant début décembre à Paris au troisième Forum mondial sur le développement durable, a indiqué que l’Algérie attend avec intérêt l’ouverture de l’aval des hydrocarbures en Europe. «Notre pays est décidé à consolider la part qui lui revient dans l’approvisionnement énergétique de l’Europe», a-t-il dit, rappelant que l’Algérie attend, en retour, plus d’investissements directs (capitaux, technologie et savoir-faire) de la part des entreprises européennes, et une ouverture plus franche du marché européen. L’autre étape importante dans le partenariat économique algéro-français est la création d’un comité stratégique regroupant les représentants des ministères des deux pays. Il sera installé au plus tard au premier trimestre 2006. Sa mission est de mettre au point les différents projets de partenariat dans divers domaines, de définir notamment les possibilités de coopération entre les deux parties.

Notons que la part de marché de la France dans les importations du pays est de 25%, contre 10% pour l’Italie.

Source: L’expression




Analyse pour investir en Algérie

28012008

APPRECIATION DU RISQUE

 Hors pétrole, l’activité a enregistré en 2007 une croissance vigoureuse estimée à 6%. Elle a été soutenue par la poursuite des investissements publics prévus dans le cadre du Plan de Consolidation de la Croissance et par la bonne tenue de la consommation des ménages, encouragée par les augmentations de salaires de la fonction publique. Les secteurs de la construction, de l’automobile, de la pharmacie et de l’agro alimentaire ont réalisé de bonnes performances. Toutefois le ralentissement de la production de pétrole, en relation avec l’évolution de la demande extérieure, a pesé sur la croissance globale de l’économie qui est estimée à 4,8%. Les perspectives de croissance en 2008 sont favorables et l’économie devrait voir une accélération de son taux de croissance estimé à 5,2%. L’augmentation prévue des capacités de production de gaz favorisera la reprise du secteur pétrolier. Hors pétrole, l’activité restera portée par la demande intérieure (investissements publics et consommation des ménages). Expansionnisme budgétaire, hausse des salaires et renchérissement des prix des produits importés résultant de la dépréciation du dinar face à l’Euro, devraient continuer de nourrir des tensions sur les prix. Une politique monétaire prudente devrait cependant contenir l’inflation autour de 4%.
Le pays jouit d’une situation financière sans précédent. Avec un endettement extérieur extrêmement réduit et un niveau très confortable de réserves en devises, il est à l’abri d’une crise de liquidité. Dans une perspective de prix élevés du pétrole, les comptes extérieurs et publics devraient continuer d’afficher de larges excédents. Les entreprises bénéficient d’un contexte économique très porteur mais les réformes structurelles dont elles pourraient bénéficier et notamment celles du secteur bancaire, progressent lentement, comme en témoignent les délais dans l’avancée des privatisations. L’environnement des affaires est parfois lacunaire (faible transparence des entreprises et bureaucratie) et peut être à l’origine de retards de paiements et de difficultés de recouvrement des créances.

 Note d’affaire B et A4 pour l’Algérie

Cette note a pour objet d’évaluer la qualité globale de l’environnement des affaires dans un pays. Elle mesure plus précisément si les comptes des entreprises sont fiables et disponibles, si le système juridique assure une protection équitable et efficace des créanciers et si l’environnement institutionnel et réglementaire est favorable aux transactions interentreprises.

Comme pour la note pays @rating, les notes se situent sur une échelle de 7 niveaux, A1, A2, A3, A4, B, C, D dans l’ordre croissant du risque.

Note environnement des affaires : comment sont notés les 150 pays ?

A1

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

A2

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

A3

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

A4

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

B

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

C

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

D

ENVIRONNEMENT
DES AFFAIRES
notes pays
@rating

Comparaison note environnement des affaires (EA) et note @rating pays

Dans la majorité des cas (93 pays, 62% des pays notés), la note EA est identique à la note @rating pays.

39 pays, soit 26% des pays notés par Coface, affichent une note EA inférieure à la note pays. Il s’agit souvent de pays d’Afrique ou du Moyen-Orient qui bénéficient, pour la plupart, d’une réelle solidité financière et d’un vif dynamisme économique, liés généralement à la hausse des cours des matières premières. Toutefois, l’environnement des affaires peut y être peu performant (faible application des lois qui rend les recouvrements aléatoires, manque de transparence des comptes des entreprises, corruption répandue). Parfois même, les bonnes performances économiques liées au caractère rentier de ces économies, ont un effet anesthésiant sur les réformes qui visent à renforcer les institutions. Les bons résultats économiques ne contribuent donc pas toujours à une amélioration de l’environnement des affaires. Les cas de l’Inde (note EA un cran en dessous de la note pays) et surtout de la Chine (note EA deux crans en dessous de la note pays) se caractérisent par un écart entre des situations économiques florissantes et un environnement juridique et institutionnel pour les entreprises qui reste lacunaire. Certains pays, classés en A1 s’agissant de la notation @rating pays comme le Luxembourg et Hong Kong, ont une note environnement des affaires en A2, en raison de la difficulté pour obtenir de l’information sur les entreprises.

17 pays, 11% des pays notés, présentent une note EA supérieure à la note @rating pays. Il s’agit de pays où l’environnement des affaires est relativement satisfaisant, mais qui présentent soit des fragilités financières, souvent liées à un déficit courant élevé (Hongrie, Turquie, Croatie, Slovaquie) soit un risque politique -- au sens plus classique du terme -- relativement élevé (Liban, Israël, Bosnie).
source coface




AVIS AUX IMPORTATEURS ET EXPORTATEURS

7022008

Dgdrev .L’ADMINISTRATION DES DOUANES INFORME LES OPERATEURS ECONOMIQUES QU’A COMPTER DU 1er MARS 2008 ET EN APPLICATION DE LA DECISION DU 17 SEPTEMBRE 2007 FIXANT LA FORME ET LE CONTENU DU MANDAT DU COMMISSIONNAIRE EN DOUANE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 78 DU CODE DES DOUANES TOUS LES OPERATEURS EN RELATION AVEC LA DOUANE QUEL QUE SOIT LE DOMAINE D’INTERVENTION OU D’ACTIVITE SONT DESORMAIS SOUMIS A LA PROCEDURE DU MANDAT.

LE MANDATAIRE PEUT ETRE :

- SOIT UN COMMISSIONNAIRE EN DOUANE ;

- SOIT UN SALARIE DE L’ENTREPRISE.

IL EXISTE DEUX TYPES DE MANDAT :

- LE MANDAT POUR  DES OPERATIONS MULTIPLES VALABLE UNE ANNEE

- LE MANDAT POUR OPERATION OCCASIONNELLE VALABLE POUR UNE SEULE OPERATION.

1) CONTENU DU MANDAT :

LE MANDAT PERMET A L’OPERATEUR :

1) DE FIXER LE BUREAU DE DOUANES POUR LEQUEL LE MANDANT EST AUTORISER A AGIR.

2) LISTER LES POUVOIRS QU’IL DELEGUE A SON MANDATAIRE.

3) DESIGNER NOMINATIVEMENT LE MANDATAIRE

2) ENREGISTREMENT DU MANDANT :

LE MANDANT EST OBLIGATOIREMENT ENREGISTRE PAR LE RECEVEUR DES DOUANES COMPETENT.

L’OPERATEUR MANDANT PRESENTE AU RECEVEUR :

A/ SON DOSSIER STATUTAIRE :

- REGISTRE DE COMMERCE ;

- CARTE FISCALE ;

- POUR LES SOCIETES : LE STATUT AINSI QUE L’ACTE DE NOMINATION DU REPRESENTANT LEGAL.

B/ DEUX EXEMPLAIRES ORIGINAUX DU MANDAT ;

APRES ENREGISTREMENT UN EXEMPLAIRE ORIGINAL EST CONSERVER PAR LE RECEVEUR ALORS QUE L’AUTRE EXEMPLAIRE EST REMIS AU MANDANT.

3) PRESENTATION DU MANDAT LORS DES OPERATIONS EN DOUANES :

POUR CHAQUE OPERATION EN DOUANE, UNE COPIE DU MANDAT SERA JOINTE A TOUTE OPERATION EN DOUANES (DECLARATION EN DETAIL, DEMANDE

D’ADMISSION TEMPORAIRE, ETC …).




Relation Algéro-Française: La polémique…

9022010

 


La volonté affichée par des parlementaires algériens de faire voter une loi criminalisant le colonialisme français commence à faire mal du côté de Paris. Il n’y a toujours pas de réaction officielle, mais la sortie d’un député de l’UMP (Union pour un Mouvement populaire, conservateur au pouvoir) exprime un malaise certain au sein d’une partie de la classe politique française.La sortie de Thierry Mariani, député de la majorité au pouvoir, intervient à un moment crucial : les deux pays vont signer, aujourd’hui au sein de l’Assemblée nationale à Paris, une convention de partenariat. L’accord fait suite à celui signé à Alger en décembre 2007 à l’issue de la visite du président Nicolas Sarkozy en Algérie. C’est également une suite de l’accord d’Alger signé en mars 2003 à l’occasion de la visite d’Etat de l’ancien président français Jacques Chirac.

C’est justement la signature de cette convention que Thierry Mariani veut bloquer. «[...] Nous venons d’apprendre ce week-end qu’il semblerait que le Parlement algérien pourrait envisager d’adopter une loi criminalisant le colonialisme français, créant des tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux et prévoyant de demander à la France des excuses et des indemnités», écrit, en effet, le parlementaire de la majorité présidentielle avant de poursuivre que «dans ces conditions, je demande solennellement au gouvernement français de suspendre momentanément la procédure de ratification de cette convention et d’en reporter la discussion parlementaire. Avant de ratifier cette convention, nous devons en effet être informés des intentions réelles du gouvernement algérien et de son Parlement quant à cette proposition de loi qui aurait été déposée par 125 députés algériens de différentes sensibilités politiques».

Il est vrai qu’il ne s’agit-là que d’une réaction d’un seul parlementaire. Engage-t-il au moins une partie de son parti politique ? Possible. Sauf que, selon l’AFP, le rapporteur du texte de la convention que signeront les deux parties aujourd’hui, l’ancien ministre de l’Economie et député UMP, Hervé Gaymard, dit ne pas «souhaiter réagir à chaud». Il assure également qu’il n’est pas au courant de cette polémique.

Il est à rappeler qu’un texte du député FLN, Moussa Abdi, ayant récolté au moins 125 signatures (voir La Tribune du lundi 8 février), porte sur la criminalisation du colonialisme français. La proposition a été déposée au niveau du bureau de l’APN le 13 janvier dernier, mais cette instance l’a remise à ses initiateurs le 16 du même mois (voir La Tribune du mercredi 4 février) pour «vice de forme».

Il est question, essentiellement, de créer une cours pénale algérienne qui aura pour mission de «juger les responsables français, abstraction faite de leur responsabilité politique».

Ali Boukhlef

9 Février 2010




Les petits au secour des grands

9042009

Alors que 2009 s’annonce comme une année morose pour les économies d’Europe (-1,8% de croissance selon la Commission européenne), la rive sud de la Méditerranée, bien qu’affectée, apparaît de plus en plus comme un « remède anticrise pour les européens ». C’est ce que montre ANIMA dans un document de synthèse exclusif, insistant sur « les cartes maîtresses de la région » et sur « le nécessaire accompagnement des pouvoirs publics » pour « faire durer l’effet d’aubaine ». Dans son édition du 22 mars 2009, l’hebdomadaire Jeune Afrique fait quant à lui le point sur la capacité de résistance des pays du Maghreb face à la crise.




Le BTP et L’immobilier embauchent encore…?

9042009

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Le contexte n’est plus à l’euphorie, mais les professionnels ont mis en place des stratégies de rebond et continuent à rechercher des profils adaptés.

Paradoxe, la France man­que de logements, mais le secteur est grippé. Après plus de dix ans de hausse ininterrompue, l’immobilier et la construction connaissent un coup d’arrêt. BTP, fournisseurs du bâtiment, promotion et agences immobilières sont à la peine. Les ventes de la Fédération des promoteurs cons­tructeurs ont enregistré l’an dernier une baisse historique , d’environ 40 % (75 000 transactions), après un exercice 2007 il est vrai exceptionnel. Selon les chiffres du ministère de l’Écologie et du Développement durable, en 2008, près de 369 000 logements ont été mis en chantier, soit 15,7 % de moins qu’en 2007.

Signe d’une période agitée, le bénéfice net de Kaufman & Broad a été divisé par 10 en 2008. Cela dit, les promoteurs ne sont pas restés les bras croisés. Tirant les leçons des crises précédentes, ils ont rapidement mis en place des stratégies de crise.

Pour éviter les stocks de logements achevés et invendus, ils ont multiplié les gestes commerciaux. En juin, Kaufman & Broad mettait en vente 70 «queues» de programmes sur vente-privee.com, opération qu’il vient de renouveler pour 122 logements avec une re­mise de 10 %. En décembre, Bouy­gues Immobilier Est offrait une Mercedes Classe A pour l’achat d’un des 26 appartements restants d’un programme de 500 lo­gements proches de Mulhouse. Cogedim aide ses clients en négociant des prêts à taux intéressants chez LCL. La prise en charge des frais de notaire est devenue courante.

Dans le même temps, des programmes ont été arrêtés ou décalés. Nexity a revu à la baisse une centaine de projets pendant que Kaufman & Broad en abandonnait 90 et que BNP Paribas Immobilier annulait 900 logements et repoussait la construction d’un nombre équivalent. Des mesures qui s’accompagnent de réductions ou de gels d’effectifs, alors qu’en parallèle les constructeurs explorent d’au­tres voies : matériaux plus économiques, logements low-costs…

Les effets du Grenelle de l’environnement

Les difficultés d’obtention de crédits ne sont pas seules en cause. Incertitude, peur du chômage rendent les acquéreurs frileux, et la baisse des prix de l’immobilier incite à l’attentisme, dans le neuf comme dans l’ancien. Après 10  000 créations d’a­gences immobilières en huit ans, agences indépendantes et grands réseaux enregistrent des fermetures. «Le marché va da­vantage se concentrer autour de grandes enseignes et s’assainir après une incroyable période de croissance», estime un ex­pert. Mais des profils continuent à être re­cherchés.

Dans le bâtiment, travaux d’entretien et d’amélioration devraient en partie tirer leur épingle du jeu. Selon la Fédération française du bâtiment, le secteur connaîtrait une quasi-stagnation en 2009 et une progression dans le non-résidentiel (+ 1,2 %). Les pre­miers effets du Grenelle de l’environnement, maî­trise de l’énergie, aide de l’État, commande publique, ne seront pas étrangers à la dynamique, mais pas seulement.

Bien entendu, les professionnels comp­tent sur le ballon d’oxygène du plan de relance gouvernemental. Dou­blement du prêt à taux zéro dans le neuf en 2009, extension du Pass-Foncier à l’achat d’un appartement, construction ou acquisition par l’État de 70 000 habitations en plus des 30 000 logements privés ven­dus en construction par les promoteurs aux bailleurs sociaux, accélération des programmes d’équipement et d’infrastructures de transport, rénovations selon les nouvelles normes environnementales devraient soutenir l’activité. Dans un autre registre, l’amendement Scellier, permettant une réduction d’im­pôt jusqu’à 25 % du prix d’un bien destiné à la location, pourrait dynamiser l’investissement locatif.