Echos

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L’Algérie : un marché stratégique de plus en plus ouvert, qui bénéficie à plein de la hausse des prix des hydrocarbures. Les ressources croissantes dégagées financent l’envolée des importations et les vastes programmes d’investissements qui visent à moderniser le pays et à lui donner les bases d’une croissance forte et pérenne.

Le caractère stratégique du marché algérien se révèle sous trois aspects principaux :

1- Nos exportations de marchandises vers l’Algérie ont à nouveau atteint en 2006 le niveau de 4 milliards EUR, hors aéronautique, ce qui correspond à près de 60 000 emplois en France. La France est de très loin le premier fournisseur de l’Algérie (20 % de part de marché, soit un niveau parmi les plus élevés pour notre pays au plan mondial). Mais surtout, l’Algérie est un marché essentiel pour nos PME-PMI : près des trois-quarts des sociétés françaises qui exportent vers ce marché sont des petites ou moyennes entreprises, qui génèrent la moitié du flux d’échanges à destination de l’Algérie. Nos exportations se sont très largement diversifiées au cours de la période récente et touchent désormais pratiquement tous les secteurs : agroalimentaire et automobile, mais aussi produits pharmaceutiques, biens d’équipement professionnels, produits de consommation courante et services.
Nous bénéficions en Algérie d’atouts incontestables : la langue, la proximité géographique et historique, les normes qui sont françaises, l’image de marque de nos produits, confortée par une forte exposition aux médias français.

2- Les investissements français se sont fortement accrus au cours des 4 ou 5 dernières années. Nos entreprises, qui s’étaient largement retirées au cours de la période de troubles des années 1990, sont revenues en masse. Près de 250 filiales ou bureaux de représentation français sont aujourd’hui implantés en Algérie. Nous sommes le premier investisseur étranger hors hydrocarbures, mais plus important sans doute, nous sommes le premier employeur étranger en Algérie : pas moins de 20 000 Algériens travaillent aujourd’hui pour des sociétés françaises.

3- Les perspectives d’évolution du marché sont particulièrement prometteuses : forte de ses recettes pétrolières et gazières, de l’élimination de sa dette extérieure, de réserves de change qui couvrent plus de 3 ans d’importation, l’économie algérienne s’ouvre et les projets d’infrastructure abondent (le plan de soutien à la croissance sur 5 ans décidé par les autorités algériennes représente une enveloppe voisine de 150 milliards USD), ainsi que des projets de privatisation ou d’investissement en greenfield.

Les secteurs les plus porteurs, outre l’énergie sont les transports urbains, les chemins de fer, l’aéronautique, le BTP, l’eau, ainsi que les technologies de l’information et de la communication. Selon une étude de la Mission économique, le montant total des projets suivis courant 2007 par les entreprises françaises avoisinerait les 15 milliards EUR.

Ce guide vise à sensibiliser de nouveaux exportateurs aux opportunités du marché algérien et à leur donner les meilleurs outils pour l’aborder et s’y développer avec le maximum de chances de réussite.

Marc BOUTEILLER
Chef de la mission économique à Alger
Rédaction achevée en juillet 2007

http://www.missioneco.org/algerie  

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