Quand le manque de transparence l’emporte sur la bonne gestion,Faire appel aux spécialistes pour assurer la bonne gouvernance.

La Tribune (Alger)

Lancée par le gouvernement dans le cadre du programme présidentiel, la politique du renouveau rural tarde à donner des résultats sur le terrain. Cette politique, en cours de réalisation, ne semble pas en effet avancer au rythme souhaité. Et pour cause, l’indice de développement rural durable (IDRD), l’un des points permettant d’évaluer cette politique, est loin d’être satisfaisant.

Le diagnostic établi à cet effet par la commission nationale de développement rural en est une preuve. Même si le constat de la commission relève des avancées considérables à travers certains aspects de la mise en application de cette politique, les déséquilibres entre les différentes zones rurales et entre les zones rurales et celles urbaines sont fort nombreux. C’est le cas pour les volets éducatif et sanitaire, emploi et investissement. En somme, sur le plan socio-économique, la situation laisse à réfléchir davantage sur les mécanismes d’application d’un tel programme. Un programme qui concerne 13,8 millions d’habitants, dont 70% ont moins de 30 ans. Pour cette catégorie des moins de 30 ans, il est tout à fait clair que les besoins sont énormes. Il en est de même pour les femmes qui représentent 50% de cette population.

Parler de développement rural avec de telles données signifie donc plus d’efforts surtout à l’égard d’une population qui a lourdement vécu les affres des années noires. Cela signifie également plus d’efforts en matière de conditions de développement économique rural.

L’IRDD est loin d’être à la hauteur des attentes de ces populations qui se battent quotidiennement contre la pauvreté. On est loin d’assurer la stabilité pour ces populations. Et, pourtant, les dépenses consenties dans ce cadre sont importantes comme c’est le cas d’ailleurs pour d’autres projets gouvernementaux. L’argent est déboursé mais les résultats tardent à venir. Pourquoi ? L’une des raisons à l’origine d’une telle situation est liée au manque de transparence dans la gestion des programmes liés au développement rural. Gérer un programme nécessite plusieurs étapes.

A commencer par la définition des problèmes à prendre en charge, l’identification des objectifs à atteindre, la prévision des obstacles à rencontrer sur le terrain… En somme, une série d’actions à couronner avec la concrétisation, donc la réalisation, des objectifs tracés. Les spécialistes l’ont déjà souligné : «Les décisions et politiques publiques doivent répondre à un objectif global et reposer sur des prévisions fournies par des spécialistes en la matière.»

Faire appel aux spécialistes pour assurer la bonne gouvernance.

Un concept en vogue théoriquement chez nous mais, dans la pratique il est remis aux calendes grecques. Gérer, c’est prévoir et suivre l’application…

Samira Imadalou

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