Secteurs porteurs en Algérie

+ Le marché des boissons gazeuses

Le marché de la boisson en Algérie possède de vieilles traditions qui le singularisent par rapport à ceux des pays maghrébins voisins. Les premiers limonadiers algériens, recensés durant la deuxième moitié du XIXe siècle, faisaient déjà preuve de savoir-faire et d’ingéniosité frappante pour l’époque. Depuis, le secteur n’a jamais connu de rupture ou de crise susceptible d’altérer cet héritage. Au contraire, l’évolution qu’il connaît depuis cette période en fait un secteur des plus dynamiques en Afrique du Nord. Ce phénomène s’explique par le nombre important d’opérateurs (plus de 1400) et par la volonté affichée des grandes marques d’imposer de nouvelles règles du jeu alliant qualité, innovation, compétitivité, rentabilité et respect des normes de qualité. Il s’explique, aussi, pour une large part, par le développement rapide de l’investissement étranger et des opérations de partenariat entre de grands groupes et des fabricants nationaux. L’addition de ces deux éléments fait émerger aujourd’hui une industrie aux enjeux considérables. Néanmoins, le secteur souffre encore d’anomalies, dont la prolifération d’intervenants peu qualifiés, sinon étrangers à l’éthique de la profession. Leur impact est jugé «déprimant» par les professionnels et générateur d’une concurrence sauvage qu’il faut absolument enrayer par une plus grande transparence et une meilleure régulation du marché.

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+ Le marché du bois

L’Algérie importe chaque année plus de 300 millions de Dollars de bois. Les enjeux économiques et financiers liés à l’industrie du bois sont très importants et expliquent l’intérêt pour les entreprises françaises de se positionner sur ce marché qui absorbe entre 300 et 320 millions de dollars d’importation de bois et réalise un chiffre d’affaires d?environ 12 milliards de dinars (12 millions d’euros). Une part importante des importations de bois tendre (résineux) provient des pays nordiques (Finlande ou Suède) ou de Russie. Le chêne et le hêtre sont importés d’Europe, les bois tropicaux d’Afrique et d’Asie. Pourtant les exportations françaises de bois à destination de l’Algérie ont diminué de 29% en 2003. La France n’est aujourd’hui que le 7ème pays fournisseur de l’Algérie (moins de 5% de parts de marché) alors que les exportations françaises vers l’Algérie, tous secteurs confondus ont fait un bond de 60% depuis l’an 2000. Ce qui porte les parts de marché globales de la France en Algérie à 25%. Pour ce qui est de la production locale, il faut noter qu’elle ne peut satisfaire que 15% de la demande nationale estimée à 1,5 millions de mètres cube par an, les importations sont appelées donc à augmenter crescendo au gré des programmes de construction de logements et des besoins locaux en meubles. Les chantiers d’habitats accaparent, à eux seuls, plus de 70% des importations de bois. Ce taux déjà fortement élevé le sera encore davantage durant les prochaines années en raison du programme de réalisation de 800.000 logements qui sera prochainement lancé. Le gaspillage ayant souvent caractérisé l’utilisation du bois de coffrage sur les chantiers de BTP, les pouvoirs publics avaient entrepris divers actions visant à sensibiliser les constructeurs sur les bienfaits de l’emploi des coffrages et étaus métalliques qui offrent des durées d’amortissement beaucoup plus longue que le bois. Ces recommandations n’ont malheureusement que très peu d’échos, sans doute en raison du mode de construction archaïque pratiqué par les entreprises algériennes de bâtiment, mais aussi des difficultés qu’éprouvent celles qui souhaitent innover et acquérir les équipements de coffrage métalliques requis. Il découle de ce fait que le bois demeurera longtemps encore un des matériaux de construction les plus demandés pour l’industrie du logement en Algérie. L’affirmation est d’autant plus vraie que le logement sous forme de chalets ou de maisonnettes en bois fait une entrée massive dans la production d’habitat. Une vingtaine de milliers a été livrée uniquement dans le cadre de la reconstruction après le séisme qui a touché l’Est d’Alger le 21 mai 2003. Les facteurs de la croissance démographique et de la pénurie de logement font de l’Algérie un pays à fort potentiel de développement dans le secteur du bois. En plus de cette demande de matière première, il convient de préciser que la demande concerne également toutes les machines et matériels pour la 1ère et la 2ème transformation du bois.

+ Le secteur aéronautique

Le secteur aéronautique présente de sérieuses opportunités. Au cours des six derniers mois, la France a conclu la vente de 5 appareils A 330 ? 200 et de 6 ATR, pénétrant ainsi au sein de la compagnie nationale Air Algérie jusqu’alors dévolue à Boeing. D’autres ventes pourraient intervenir dans les deux prochaines années.

+ Le secteur agroalimentaire

le secteur agroalimentaire, nouvelle donne et offre en croissance (date de modification 12/09/06 )
Même s’il souffre encore de difficultés structurelles, le secteur de l’agroalimentaire croît en taille et en importance. De nouveaux acteurs, sous l’effet de la libre entreprise et des réformes de l’agriculture, cherchent à le renforcer en multipliant les investissements et en améliorant les techniques de production et de transformation.
L’avenir, cependant, est à la spécialisation et au choix de niches susceptibles de résister au choc de l’ouverture opérée par l’accord d’association avec l’UE et l’adhésion prochaine de l’Algérie à l’OMC. L’enjeu, lui, reste le même : réduire la dépendance alimentaire et se positionner sur le marché de l’exportation pour les investisseurs les plus performants.
Ce secteur a un poids considérable dans l’économie algérienne. Excepté le domaine des hydrocarbures, il reste leader si on inclut dans sa définition l’agriculture, dont il dépend en amont. Cette importance est attestée par une série d’indicateurs révélateurs de la place occupée. La valeur ajoutée de l’agriculture et de l’industrie qui en découle s’élève à 627 milliards de dinars (2003), ce qui représente 38,5 % de la valeur ajoutée nationale hors hydrocarbures. L’emploi dans cet ensemble d?activités s’élève à plus de 1,5 million de personnes, ce qui représente 23 % de la population active. Dans le domaine industriel, il faut savoir que le secteur totalise 55 % des produits ouvragés dans le pays.

+ Le secteur bancaire

Les banques françaises seront amenées à jouer un rôle grandissant dans le succès et l’implantation d’entreprises françaises. Depuis 1999, certaines d’entre elles ont profité de l’assouplissement de la réglementation locale pour s’installer en Algérie. Il est évident que leur engagement est un facteur déterminant à la fois pour favoriser l’engagement de nos industriels et pour faire évoluer l’ensemble du système bancaire algérien. Le moment venu, l’ouverture du capital d’une ou de plusieurs banques publiques algériennes créera enfin une nouvelle opportunité pour nos principales banques.

+ Le secteur de l’eau

Le problème de l’eau en Algérie nécessite l’accroissement de la ressource, mais surtout, en zone urbaine, la mise en place d’une gestion performante de sa distribution et l’amélioration urgente du traitement des eaux usées. C’est ici encore une priorité des autorités algériennes conscientes des risques d’explosion sociale que les pénuries génèrent. Compte tenu de la réputation des opérateurs français dans ce secteur, les Algériens se tournent en priorité vers eux. L’augmentation de la ressource passe par la réalisation de nouveaux barrages, de transports d’eau et d’unités de dessalement. Nos opérateurs sont particulièrement intéressés par la distribution de l’eau : de premiers contrats de réhabilitation des réseaux ont été remportés sur Oran et Alger ouest. D’autres opérations du même type sont prévus à Alger, Annaba et Constantine. Très rapidement la priorité dans ce secteur devrait aller vers le traitement des eaux usées compte tenu d’une dégradation écologique accélérée dans plusieurs régions. De nombreux appels d’offres sont en cours ou sortiront dans les 3 ans à venir.

+ Le secteur du tourisme

Vecteur de richesses hors hydrocarbures et créateur d’emplois aussi bien dans le domaine de l’hôtellerie, de la restauration que de l’artisanat, le secteur du tourisme, qui a connu une période très difficile due à la situation qu’a connue le pays durant la décennie 1990, est à la recherche d’un nouveau souffle comme le montrent les initiatives prises par le gouvernement afin de réhabiliter et de promouvoir le secteur.
Selon les chiffres publiés par la presse, en l’an 2005, un million quatre cent trente huit mille touristes ont visité l’Algérie contre un million deux cent trente-trois mille pour l’année précédente, soit une augmentation de seize pour cent. Il s’agit en particulier de nationaux résidant à l’étranger qui passent l?été dans leurs régions d’origine, d’hommes d’affaires dont un nombre de plus en plus important reprend le chemin du pays et de touristes d’un genre particulier affectionnant tout particulièrement les destinations d’aventure : à commencer par celle du Grand Sud algérien.

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+ Les transports ferroviaires et urbains

Les transports ferroviaires et urbains vont faire l’objet d’investissements massifs au cours des prochaines années en réponse à l’accroissement de la population et de ses conséquences sur les besoins de transports de masse performants mais aussi sur la congestion urbaine. Déjà deux importants contrats de rénovation et d’électrification de lignes ont été attribués à nos entreprises.

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